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Appels automatisés : Côté accuse ses adversaires de monter l'histoire en épingle

Marcel Côté

Marcel Côté

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Le candidat à la mairie de Montréal Marcel Côté, qui a admis jeudi que son parti est à l'origine d'appels automatisés anonymes dénigrant Projet Montréal, accuse ses adversaires de dramatiser la situation pour nuire à son parti et éloigner les électeurs de ses idées.

Questionné vendredi sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première sur la crise que son parti traverse depuis qu'il a reconnu que les 980 appels automatisés anonymes faits mercredi soir à Montréal par une firme de sondage provenaient de Coalition Montréal, Marcel Côté a expliqué qu'il s'agit d'un incident isolé provoqué par une erreur interne.

Rappelant qu'il a fait des excuses et reconnu ses torts dans cette affaire, M. Côté a ajouté qu'il n'avait pas l'intention de rendre publiques les questions que contenaient les appels automatisés qu'ont reçus près d'un millier de Montréalais.

Selon plusieurs citoyens qui ont reçu ces appels, certaines options du sondage conduisaient à un enregistrement qui dénigrait le parti de Richard Bergeron, Projet Montréal.

Considérant qu'il s'agit « d'un incident de parcours », le chef de Coalition Montréal a accusé ses adversaires, notamment Richard Bergeron et Denis Coderre, de « monter cette histoire en épingle » pour lui nuire, voire pour l'inciter à quitter la course à la mairie. Une option que Marcel Côté écarte du revers de la main.

M. Bergeron a monté ça en épingle. C'est un sondage, il y a eu une erreur, je le reconnais, il y a toutes sortes d'erreurs techniques dans une campagne. On aurait dû mentionner le nom, je le reconnais [...] Par contre, ce n'est pas un crime vicieux comme on l'a dit.

Marcel Côté, chef de Coalition Montréal

Rien d'autre qu'une campagne de salissage, selon Richard Bergeron

Richard Bergeron, chef de Projet MontréalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Richard Bergeron, chef de Projet Montréal

Le chef du parti Projet Montréal, Richard Bergeron, ne voit pas du tout la situation du même oeil que son adversaire de Coalition Montréal. Jeudi, Richard Bergeron a porté plainte au Directeur général de sélections du Québec, au CRTC ainsi qu'à Élection Montréal pour dénoncer cet acte qu'il considère comme déloyal et, de surcroît, illégal dans une campagne électorale.

Si les appels automatisés ne sont pas interdits par la loi québécoise, ils sont cependant illégaux si leur provenance n'est pas précisée. Le DGEQ a d'ailleurs déclaré vendredi que les appels automatisés attribués à la Coalition Montréal étaient « non conformes ».

Selon Richard Bergeron, qui a accordé une entrevue à l'animatrice Marie-France Bazzo vendredi matin, ce n'est pas l'utilisation d'appels automatisés par Coalition Montréal qu'il dénonce, mais bien l'utilisation qu'on en a faite.

M. Côté, feignant de s'excuser, nous dit que c'était du sondage. Ce n'était pas du sondage du tout, c'était du pointage. On utilisait des propos mensongers et que l'on savait mensongers dans le message.

Richard Bergeron, chef de Projet Montréal

En ce qui a trait au contenu du message, qui faisait référence à des accusations lancées plus tôt dans la campagne contre le parti Projet Montréal, Richard Bergeron rappelle que ces allégations étaient reconnues comme étant fausses depuis au moins mardi et que le parti de M. Côté les a propagées malgré tout dans le message des appels automatisés. 

Pour Richard Bergeron, il ne fait aucun doute qu'il ne s'agit pas d'un incident, mais bien d'un acte de salissage.

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