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L'opposition syrienne condamne les exécutions rapportées par HRW

Un char de l’armée syrienne participe à la traque de combattants de l’opposition dans la province de Lattaquié, au début d’août 2013.
Un char de l’armée syrienne participe à la traque de combattants de l’opposition dans la province de Lattaquié, au début d’août 2013. Photo: AFP / SANA
Radio-Canada

L'opposition syrienne déclare condamner les exécutions de dizaines de civils qui ont été rapportées par Human Rights Watch (HRW). L'ONG affirme détenir des preuves que des insurgés syriens ont tué au moins 190 civils et en ont pris plus de 200 en otages au cours d'une attaque, en août dernier, dans la province de Lattaquié.

Selon HRW, il s'agirait des premières preuves de crimes contre l'humanité commis par les forces de l'opposition.

À l'aube du 4 août, les rebelles avaient pénétrer dans une dizaine de localités des environs où vivent des alaouites, une communauté issue d'une branche du chiisme qui soutient le régime de Bachar Al-Assad. Lorsque les insurgés se sont par la suite retirés, des familles entières ont été exécutées ou liquidées, lit-on dans le rapport de HRW.

Dans une lettre adressée à Human Rights Watch, la Coalition de l'opposition syrienne dit aujourd'hui « condamné sans équivoque toutes les violations des droits de l'Homme commises par les groupes armés, y compris les meurtres extrajudiciaires et les enlèvements » et elle renouvelle son « engagement à respecter les lois internationales concernant les droits de l'Homme et les questions humanitaires ».

Liés à Al-Qaïda?

Certains des insurgés impliqués dans l'attaque étaient liés au réseau Al-Qaïda, soutient par ailleurs Human Rights Watch. L'ONG identifie cinq groupes rebelles qui ont joué un rôle dans le financement, l'organisation et le lancement des attaques dans la région de Lattaquié, parmi lesquels Djabhat Al-Nosra, mais aussi l'État islamique d'Irak et au Levant, deux organisations liées à Al-Qaïda, mais aussi le groupe islamique Ahrar Al-Cham.

Ces groupes ont fait connaître leur participation à ces attaques par l'entremise de vidéos et de communiqués, dont certains ont permis de corroborer le rapport de HRW. L'opération semble avoir été en grande partie financée par des donateurs basés dans la région, écrit HRW. L'opposition syrienne fait d'ailleurs assumer la responsabilité des meurtres de Lattaquié aux jihadistes.

L'attaque rapportée par HRW n'est pas liée à la vraie opposition syrienne, mais c'est une attaque honteuse menée par des groupes extrémistes qui prospèrent grâce au régime d'Assad.

Extrait du communiqué de l'opposition syrienne

Ce qui est moins clair dans cette affaire est le rôle des combattants de l'Armée syrienne libre (ASL), la branche armée de la principale coalition de l'opposition, qui est soutenue ouvertement par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et les pays sunnites du golfe Persique.

Dans une vidéo mise en ligne le 11 août et filmée, semble-t-il, dans la province de Lattaquié, le chef de l'ASL Salim Idriss déclare que ses hommes ont pris part « dans une large mesure » à l'offensive.

Toutefois, Lama Fakih, qui a enquêté pendant plusieurs jours en septembre pour HRW dans la province de Lattaquié, et a parlé à cette occasion à des habitants, à des miliciens, des soldats, des médecins et des responsables, a dit ne pas être en mesure de confirmer si l'ASL était présente, le 4 août, lorsque les atrocités ont été commises.

 

Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient
Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

International