•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les victimes indignées par un témoignage au procès des Rédemptoristes

Frank Tremblay
Frank Tremblay
Radio-Canada

Le témoignage du psychiatre de la défense a soulevé l'indignation des victimes, jeudi, lors des audiences du recours collectif contre les Rédemptoristes.

Le Dr Gérard Leblanc a cité des études qui minimisent les séquelles d'agressions sexuelles chez certaines victimes.

Le requérant principal, Frank Tremblay, a quitté la salle d'audience en qualifiant de « dégoûtant » ce qu'il venait d'entendre.

Le psychiatre a indiqué que des études démontrent que les conséquences d'une agression sexuelle peuvent être très variables.

Il a rapporté que certaines victimes pouvaient n'avoir aucune conséquence et que certaines personnes en tiraient même « du positif ».

Le juge Claude Bouchard est alors intervenu, disant qu'il n'avait pas entendu cela de la part des victimes qui ont témoigné dans ce procès.

Le débat porte aussi sur le délai de prescription. Les Rédemptoristes estiment que le recours collectif a été déposé trop tard et qu'il est donc invalide.

La poursuite a été déposée en 2010, soit une trentaine d'années après les agressions. Les victimes ont trois ans après avoir pris conscience qu'elles ont été lésées pour porter plainte.

À ce sujet, le psychiatre de la défense a passé en revue différents moments de la vie de Frank Tremblay.

Selon le Dr Leblanc, Frank Tremblay a eu plusieurs occasions de prendre conscience des agressions du père Raymond-Marie Lavoie contre lui et de leurs conséquences.

Le contre-interrogatoire a été amorcé en après-midi. Les avocats des victimes ont tenté de connaître le montant des honoraires versés au Dr Leblanc. La défense s'est opposée à cette demande.

La défense fera entendre un autre psychiatre vendredi.

D'après les informations de Yannick Bergeron

Québec

Justice et faits divers