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Washington suspend une partie de son aide militaire à l'Égypte

Des soldats et des chars déployés au Caire.

Des soldats et des chars déployés au Caire.

Photo : AFP / KHALED DESOUKI

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après plusieurs semaines de rumeurs, les États-Unis ont annoncé mercredi qu'ils suspendent une partie de leur aide militaire à l'Égypte, précisant qu'ils attendaient des progrès en matière de respect des droits de la personne et de démocratie.

Le montant de l'assistance aux forces armées égyptiennes qui va être retenue correspond à « plusieurs centaines de millions de dollars », selon le département d'État.

Cette mesure concerne la fourniture de chars, d'avions et d'hélicoptères de combat et de missiles ainsi que l'aide en liquidités accordée à l'armée égyptienne.

Les États-Unis précisent toutefois qu'ils continueront à apporter leur assistance militaire dans la lutte contre le terrorisme et pour la sécurité au Sinaï frontalier d'Israël.

À la mi-août, Washington avait déjà annulé des exercices militaires conjoints avec l'Égypte et reporté la livraison de quatre avions de combat F-16 à l'armée égyptienne.

Depuis le renversement du président Mohamed Morsi le 3 juillet dernier et la répression qui l'a suivi, l'administration de Barack Obama est sous pression pour suspendre l'aide américaine au gouvernement issu du coup d'État.

D'ailleurs, les États-Unis n'ont jamais qualifié le renversement de M. Morsi de « coup d'État » - ce qui les aurait légalement contraints à mettre fin à leur aide -, ils se sont contentés de condamner une répression « lamentable », réclamé la levée de l'état d'urgence et des élections démocratiques en 2014.

Washington verse entre 1,5 et 1,6 milliard de dollars d'aide annuelle à l'Égypte, dont 1,3 milliard relève du programme des ventes militaires à l'étranger.

Les 200-300 millions de dollars restant servent notamment à financer des ONG pro-démocratie ou divers programmes de l'USaid.

L'Égypte, entre révolution populaire et pouvoir militaire
Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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