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L'expert des Rédemptoristes minimise les séquelles des agressions sexuelles

L'ancien Séminaire Saint-Alphonse à Sainte-Anne-de-Beaupré

L'ancien Séminaire Saint-Alphonse à Sainte-Anne-de-Beaupré

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La défense a fait entendre son premier témoin, mercredi, au procès en recours collectif contre les Rédemptoristes et l'ancien Séminaire Saint-Alphonse. Le psychiatre appelé à la barre minimise les séquelles des agressions sexuelles subies par le requérant principal, Frank Tremblay.

Gérard Leblanc a diagnostiqué chez Frank Tremblay des troubles d'adaptation, mais il ne souffre pas de dépression chronique, selon lui.

Le psychiatre soutient que les agressions sexuelles ne peuvent être les seuls facteurs qui expliquent ses problèmes psychologiques.

Frank Tremblay est l'une des victimes du père Raymond-Marie Lavoie, qui a reconnu avoir agressé sexuellement 13 garçons au moment où il était surveillant de dortoir à l'ancien Séminaire Saint-Alphonse de Sainte-Anne-de-Beaupré, entre 1973 et 1985.

Le psychiatre a souligné devant le tribunal que le père Lavoie n'avait pas utilisé de violence ou de menaces pour commettre les agressions. Il a aussi rappelé que lorsque les agressions avaient cessé, Frank Tremblay avait continué d'aller voir à son bureau Raymond-Marie Lavoie, avec qui il semblait avoir une bonne relation. Il s'agit là d'un signe, selon lui, que l'ancien élève du Séminaire s'était bien adapté à ce qui c'était passé.

Gérard Leblanc s'en est pris également à la méthode de travail du psychologue-expert présenté par les avocats des victimes.

Lors de son témoignage, lundi, Hubert Van Gijseghem a évalué à 10 %, l'incapacité permanente de Frank Tremblay liée aux agressions. L'expert estime qu'une multitude de facteurs doivent être analysés avant d'en arriver à une conclusion. Ses analyses lui permettent plutôt de conclure à tout au plus 5 % de limitations fonctionnelles permanentes.

Le témoin croit qu'avant même son entrée au Séminaire, Frank Tremblay présentait des facteurs de risque. Il soutient que le jeune élève était en pleine crise de panique lorsqu'il est allé voir le père Lavoie pour la première fois parce qu'il n'arrivait pas à dormir. C'est à ce moment que les agressions ont commencé.

Le psychiatre Gérard Leblanc sera contre-interrogé jeudi.

D'après les informations de Yannick Bergeron

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