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Exclusif

L'ex-policier Roberge a été piégé grâce au Hells Charlebois

Benoit Roberge

Benoit Roberge

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancien sergent-détective Benoit Roberge, accusé d'avoir fourni de l'information aux Hells Angels, a pu être arrêté grâce à un enregistrement d'une conversation entre lui et un haut placé du groupe criminel, René Charlebois, a appris Radio-Canada.

Alors qu'il était toujours policier, M. Roberge a eu plusieurs conversations téléphoniques avec René Charlebois, qui était alors incarcéré. Ce dernier a enregistré leurs échanges, fort compromettants pour l'ancien policier qui vendait des informations émanant d'enquêtes policières.

Lorsque René Charlebois s'est évadé à la mi-septembre, il a emporté cet enregistrement avec lui, sachant qu'il s'agissait d'une arme redoutable. Il l'a remis à un homme, lui demandant de la diffuser s'il lui arrivait quelque chose. M. Charlebois s'est enlevé la vie douze jours plus tard, avant que les policiers ne puissent l'attraper.

Son contact, terrifié d'avoir cet enregistrement entre les mains, l'a alors remis à la police. 

Un agent double a rencontré Benoit Roberge et lui a demandé 50 000 $ pour son silence. M. Roberge lui a proposé 10 000 $ immédiatement et 40 000$ plus tard. Une fois le marché conclu, la Sûreté du Québec a pu procéder à son arrestation. 

Réactions à Québec

L'affaire a continué de susciter de nombreuses réactions, mardi, notamment chez les députés. 

« C'est définitivement un choc pour la communauté policière », a indiqué le député libéral Guy Ouellette, qui est aussi un ancien policier. « Il n'y a personne qui est au-dessus des lois, qui qu'il soit, où qu'il soit, quelque fonction qu'il occupe dans la hiérarchie », a-t-il rappelé. 

Le député de la Coalition avenir Québec Jacques Duschesneau s'est pour sa part interrogé sur les conséquences de longues carrières dans la lutte contre le crime organisé. « Peut-être qu'on doit se demander si on doit laisser des gens en poste dans des fonctions aussi difficiles et fragiles aussi longtemps. »

Avec les informations d'Isabelle Richer

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