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Un documentaire, 15 ans après l'Erreur boréale

Gravelbourg Still standing

Radio-Canada

L'Institut économique de Montréal s'attaque à un discours qualifié d'alarmiste sur l'état de nos forêts. Dans un bref documentaire, l'Institut donne la parole à des gens qui vivent du secteur forestier.

Le réalisateur s'est rendu au nord de la région du Lac-Saint-Jean et dit avoir constaté que le déboisement est loin d'être massif. « Certains affirment que la forêt va disparaître si nous continuons à la couper comme nous le faisons maintenant. Je pense qu'ils sont mal informés ces gens-là », déclare dans le documentaire Fanny Bard, ingénieure forestière et professeure au Cégep de Saint-Félicien.

Des travailleurs y défendent la gestion et l'exploitation de la forêt. « C'est un peu pareil comme un jardin. Quand tes tomates sont mûres, elles sont mûres. Si tu les laisses là, elles vont pourrir », affirme Michel Bouchard, de l'Agence de gestion intégrée des Ressources. Le président de la ZEC de la Rivière aux rats, Jacques Girard, participe aussi au documentaire. « Le territoire devient meilleur après la coupe parce qu'il y a de la jeune repousse, puis c'est le dessert pour les orignaux », explique-t-il.

Un peu comme l'Erreur boréale de Richard Desjardins en 1999, qui a frappé l'imaginaire collectif, le documentaire utilise l'image, mais à l'inverse, pour démontrer l'existence de bonnes pratiques. Selon l'institut, la superficie de la forêt au Québec n'a pratiquement pas changé entre 1977 et 2000.

Greenpeace parle d'un bel exercice de publicité et fait plutôt un constat d'échec, tant en ce qui a trait à la création d'aires protégées qu'à la protection du territoire ou des espèces menacées.

D'après le reportage de Réjean Desmeules

Est du Québec

Environnement