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Québec invité à tenir sa promesse de bonifier l'aide sociale

Le Front commun des personnes assistées sociales a invité, jeudi, la population à faire pression sur la ministre Agnès Maltais en téléphonant à ses bureaux.
Le Front commun des personnes assistées sociales a invité, jeudi, la population à faire pression sur la ministre Agnès Maltais en téléphonant à ses bureaux.
Radio-Canada

La ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, doit tenir parole et bonifier rapidement les prestations d'aide sociale, réclame le Front commun des personnes assistées sociales. L'organisme rappelle que le gouvernement promettait d'agir le printemps dernier.

Pour calmer la grogne soulevée par des modifications à l'aide sociale, la ministre Maltais s'était engagée à bonifier les prestations pour 85 000 personnes seules dites sans contraintes à l'emploi, en mai. La hausse avait ensuite été repoussée à la rentrée parlementaire de septembre, mais elle se fait toujours attendre. 

Le Front commun des personnes assistées sociales demande de faire passer les prestations de 604 $ à 918 $ par mois. Cette mesure coûterait environ 800 millions de dollars au trésor public québécois. 

Mais, selon l'organisme, cette mesure permettrait de réduire les coûts dans le secteur de la santé et aiderait les assistés sociaux à réintégrer le marché de l'emploi. 

Selon la porte-parole Amélie Châteauneuf, la situation des assistés sociaux s'est dégradée depuis l'arrivée au pouvoir du Parti québécois.

Tout ce qu'ils ont fait à date, c'est de couper les prestations. Est-ce que c'est un gouvernement qui prononce le mot solidarité ou si c'est un gouvernement qui va agir concrètement devant l'urgence de la situation?

Amélie Châteauneuf, du Front commun des personnes assistées sociales

Certains assistés sociaux, qui étaient invités à témoigner de leur situation en conférence de presse, jeudi, ont raconté avoir été hospitalisés après avoir jeûné trop longtemps. Un autre a dit avoir dû manger de la nourriture pour chats, faute de mieux. 

Le Front estime que ces assistés sociaux ont perdu 50 % de leur pouvoir d'achat en dix ans. 

Le gouvernement compte présenter ses éventuelles bonifications à l'aide sociale dans une politique plus globale d'ici quelques semaines.

Des modifications contestées 

Depuis juillet dernier, l'âge auquel il est permis de recevoir automatiquement une allocation mensuelle supplémentaire de 129 $ pour « contrainte temporaire à l'emploi » a été repoussé de 55 à 58 ans. Afin d'obtenir une augmentation de leur prestation, les prestataires de 55 ans et plus devront désormais s'engager dans un processus de retour au travail. Depuis le 30 septembre, les quelque 9500 couples qui ont un enfant de moins de 5 ans devront aussi s'engager dans un processus pour trouver un emploi s'ils veulent obtenir le supplément mensuel de 129 $.

Politique