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Uranium : opposition au renouvellement des licences de Cameco

Le reportage de Guillaume Dumont
Radio-Canada

La Commission canadienne de la sûreté nucléaire tient deux jours d'audiences publiques à La Ronge, dans le nord de la Saskatchewan, mercredi et jeudi. 

Le géant de l'uranium Cameco devra faire face à au moins un groupe environnemental et des citoyens inquiets par l’extraction de ce métal radioactif.

Cameco veut renouveler ses licences d'exploitation pour les projets de Key Lake, McArthur River et Rabbit Lake, pour une période de 10 ans. 

 Cependant, le groupe écologiste Sierra Club et un groupe de citoyens du nord de la province, s'y opposent. 

Le Sierra Club soutient que l’activité de l'entreprise pollue dangereusement et réclame une évaluation environnementale. 

Ces environnementalistes affirment que Cameco excède la limite permise d’émission d’uranium radioactif et de métaux lourds, dont le mercure, dans l’air et l’eau.

Le groupe de citoyens estime que l'exploitation minière dans la région va à l'encontre des droits des Premières Nations. 

« Un écosystème entier est systématiquement pollué pendant que tous les échelons de gouvernement regardent de l’autre côté. Ils ont échoué à renforcer ne serait-ce que les règles environnementales les plus basiques », a déclaré le directeur général du club, John Bennet, par voie de communiqué.

Cameco réplique que le Sierra Club donne une mauvaise impression des performances environnementales de ses infrastructures.

Son porte-parole, Gord Struthers, affirme que l’entreprise respecte toutes les réglementations provinciales et fédérales.

La Commission canadienne de la sûreté nucléaire entendra les arguments des deux parties à partir de mercredi.

Saskatchewan

Ressources naturelles