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Signes vitaux de Sudbury : francophonie en recul?

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Le rapport sur les Signes vitaux est écrit par la Fondation communautaire de Sudbury

Photo : Radio-Canada/Hugo Duchaine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les francophones font pâle figure dans le plus récent rapport sur les Signes vitaux du Grand Sudbury 2013, publié mardi, par la Fondation communautaire de Sudbury. D'après le rapport, seulement 14 % des résidents sudburois parlent français à la maison, alors que les francophones forment près du tiers de la population.

Publié chaque année, le rapport sur les Signes vitaux du Grand Sudbury présente différentes données sur la santé, l'environnement, l'économie et la culture dans la municipalité. Elle se base en partie sur les données de Statistique Canada.

« Les francophones doivent se retrousser les manches pour que leur culture ne disparaisse pas », déclare la directrice générale de la Fondation, Carmen Simmons. Elle ajoute qu'il est plus facile pour les enfants de parler anglais plutôt que français, puisque l'anglais est la langue commune.

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Extrait du rapport Signes vitaux du Grand Sudbury 2013

Cependant pour la députée provinciale France Gélinas, dont la circonscription de Nickel Belt est en partie dans le Grand Sudbury, cette statistique ne suffit pas pour faire un portrait juste de la communauté.

« Ça nous laisse croire que la francophonie, ce n'est peut-être pas si important que ça si seulement 14 % de la population parle français à la maison. Beaucoup de personnes parlent le français, même s'il ne le parlent pas à la maison, même si ce n'est pas leur langue maternelle, c'est leur langue de travail, de culture », souligne-t-elle.

De son côté, le membre de l'exécutif de la Fondation, Paul Lefebvre, croit qu'il y a peut-être un problème au sein de la communauté francophone.

« C'est une statistique très intéressante, même choquante. C'est important de ne pas la cacher, mais de la mettre de l'avant, même si nous sommes de 30 à 35 % qui parlent français [à Sudbury], dans nos maisons, il y a seulement 14 % d'entre nous qui parlent en français. C'est clair que c'est un phénomène dont on doit discuter », soutient-il.

Pour ce qui est des autres enjeux cités dans le rapport des Signes vitaux du Grand Sudbury 2013, les taux de tabagisme, d'obésité et d'alcoolisme sont toujours au-dessus des moyennes provinciales et nationales. En revanche, le taux de criminalité est quant à lui en baisse.

Signes vitaux du Grand Sudbury 2013 (Nouvelle fenêtre) by Radio-Canada (Nouvelle fenêtre)

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