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La « cage » de la Corriveau à l'examen

La possible « cage » de la Corriveau

Radio-Canada

Le Musée de la civilisation tentera d'authentifier la pièce qui pourrait être la « cage » dans laquelle le corps de Marie-Josepthe Corriveau, dite « la Corriveau », fût exhibé, à Lévis, après sa pendaison en 1763.

L'institution muséale américaine Peabody Essex Museum, située à Salem au Massachusetts, a accepté de prêter cet objet de sa collection au Musée de la civilisation afin que des expertises et des recherches sur son authenticité puissent être menées d'ici 2015.

L'armature en fer forgé a été retracée par hasard en 2011 par Claudia Méndez, vice-présidente de la Société d'histoire régionale de Lévis.

Le Musée de la civilisation réunira notamment des chercheurs au niveau historique de même que des experts en métaux afin de monter un dossier de preuves et d'archives qui pourra être présenté au musée Peabody pour une demande éventuelle de rapatriement de l'objet.

Sylvie Toupin, conservatrice des collections scientifiques, souligne que la pièce revêt une grande importance dans l'histoire du Québec. « Pour nous, c'est un patrimoine national. [...] La Corriveau, c'est une légende. Elle est encore présente aujourd'hui. Elle a servi dans l'imagerie des arts, de la culture, on en entend encore parler aujourd'hui. On a considéré que c'était assez important pour la rapatrier et on va y investir les énergies nécessaires », affirme Mme Toupin.

La Société d'histoire régionale de Lévis commémore cette année le 250e anniversaire de la pendaison de Marie-Josephte Corriveau à Lévis. Claudia Méndez souligne que la mise au jour de l'objet permet de parler du caractère sordide du châtiment réservé à « la Corriveau » après sa mort, un châtiment qui a marqué l'imaginaire des gens.

« C'est un objet très troublant. C'est de la tristesse que j'ai ressentie en voyant l'objet pour la première fois. De penser qu'on puisse traiter un corps humain comme ça, c'est très dur. On sait que c'est un acte criminel aujourd'hui de profaner une dépouille. À l'époque, c'était aussi choquant pour les gens, c'est pour ça qu'encore aujourd'hui, on s'en rappelle », commente-t-elle.

Habitante de la Nouvelle-France, Marie-Josepthe Corriveau, connue plus tard sous le nom de « la Corriveau », avait été reconnue coupable et condamnée à mort par une cour martiale britannique pour le meurtre de son second époux.

Elle fut pendue en 1763 et son corps exposé durant quarante jours à un carrefour passant de Pointe-Lévy, suspendu dans une « cage » de chaînes et de cercles de fer.

L'objet sera présenté au Centre de congrès et d'expositions de Lévis du 3 au 6 octobre avant de passer aux mains des experts chargés de l'étudier.

Entrevue avec Claudia Méndez

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