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Dumont et Housakos réfutent les allégations de Zambito

Mario Dumont
Radio-Canada

L'ancien chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, se défend d'avoir été au courant des activités de financement illégal qui avaient cours au sein de son parti, selon l'enquête de CBC/Radio-Canada. M. Dumont a réfuté les allégations de l'enquête quelques heures après un autre démenti, celui d'un ancien responsable du financement de l'ADQ, devenu sénateur depuis, Léo Housakos.

M. Dumont a profité de la tribune de son émission télévisée sur les ondes du réseau LCN pour nier les allégations de l'entrepreneur en construction Lino Zambito. Il a soutenu que le fait qu'il remercie les donateurs – les plus modestes comme les plus importants, souligne-t-il – ne prouve pas qu'il savait que des donateurs recouraient au système des prête-noms.

« Je n'ai jamais encouragé les prête-noms, je n'ai jamais accepté les prête-noms », s'est défendu M. Dumont. « Et, s'il y a des gens qui l'ont fait et que le Directeur général des élections attrape dans les prochains mois, bien ils paieront pour leurs gestes, ce n'est pas mon problème. »

M. Dumont convient que l'ensemble des parlementaires connaissaient le problème de cette pratique. À preuve, il souligne qu'ils ont voté à l'unanimité, en 2010, une loi pour faire échec à la pratique des prête-noms. Un geste qui prouve, selon lui, que tous les partis politiques étaient au fait du problème.

Léo Housakos nie tout

Le sénateur conservateur Léo Housakos a également nié les révélations de l'enquête de CBC/Radio-Canada selon lesquelles il aurait participé à une opération de financement illégal lorsqu'il travaillait à l'ADQ en 2008. L'enquête a révélé notamment que M. Housakos aurait approché l'entrepreneur Lino Zambito pour qu'il finance le parti de M. Dumont.

M. Housakos aurait demandé à M. Zambito de financer le parti à hauteur de 30 000 $ par année. Lino Zambito s'est tourné vers sa famille et ses amis pour qu'ils servent de prête-noms. Plusieurs ont accepté de faire des chèques que M. Zambito leur a remboursés en argent comptant. Grâce à ces dons, M. Zambito soutient avoir eu accès au chef du parti, Mario Dumont.

Dans une entrevue à La Presse Canadienne, Léo Housakos a dénoncé le reportage, le qualifiant de « complètement diffamatoire et erroné ». Il a reproché à la société d'État d'avoir construit son reportage sur l'interprétation d'un entrepreneur en construction controversé. 

Le sénateur conservateur Léo Housakos à Montréal le 9 janvier 2009.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le sénateur conservateur Léo Housakos à Montréal le 9 janvier 2009.

Photo : PC/Graham Hughes

Le sénateur conservateur a martelé qu'il n'avait jamais participé à un quelconque financement illégal. « Donnez-moi une bonne raison pour laquelle j'aurais pu croire qu'il s'adonnait à cette pratique [rembourser les chèques en argent comptant]? », a demandé M. Housakos.

Nommé au Sénat en 2008, M. Housakos a contacté le bureau du premier ministre Stephen Harper pour lui faire part de sa version des faits avant que le reportage ne soit diffusé lundi soir. Il a également consulté son avocat afin d'étudier la possibilité d'entreprendre des recours légaux.

À lire : Dans son blogue (Nouvelle fenêtre), Emmanuelle Latraverse parle des réactions à cette histoire à Ottawa.

La CAQ choquée

Le leader parlementaire de la Coalition avenir Québec (CAQ) et ancien chef de l'ADQ, Gérard Deltell, s'est également dit choqué par les allégations de financement illégal dont fait l'objet son ancien parti. La CAQ entend déposer une motion pour que tous les partis à l'Assemblée nationale s'engagent à rembourser les sommes perçues illégalement.

La motion caquiste élargirait également le mandat de vérification du DGE jusqu'en 1997, repoussant ainsi la période de prescription qui est présentement de cinq ans.

Avec les informations de La Presse canadienne

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