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Les Canadiens séduits par Netflix

Façade extérieure de Netflix à Los Gatos en Californie

Façade extérieure de Netflix à Los Gatos en Californie

Photo : La Presse canadienne / Paul Sakuma

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Canadiens consomment de plus en plus de contenu vidéo sur Internet. Le rapport de surveillance des télécommunications canadiennes 2013 du CRTC, attendu jeudi, devrait démontrer l'influence grandissante d'entreprises comme Netflix dans le paysage télévisuel canadien.

Netflix, qui a percé le marché canadien il y a à peine trois ans, aurait déjà conquis 17 % des ménages canadiens, selon le Globe and Mail. Près d'un foyer sur cinq aurait donc adopté les services du fournisseur, qui offre de visionner en continu des vidéos et des émissions sur le web.

De manière plus générale, le CRTC évalue que les services de vidéo en ligne ont enregistré une croissance de 70 % au Canada l'an dernier. Environ 2,5 millions de ménages les auraient utilisés.

Netflix jouit d'une popularité importante dans le marché anglophone. En Saskatchewan, le taux de pénétration de l'entreprise atteint 40 % des ménages, et 31 % en Alberta.

Selon l'Observateur des technologies médias, géré par Radio-Canada, à peine 5 % des francophones sont abonnés à ce service. Les consommateurs déplorent la faible diversité de contenu offert en français par Netflix, mais le nombre d'abonnés a tout de même presque doublé depuis un an.

Réglementation critiquée

La popularité grandissante de Netflix indispose les fournisseurs de chaînes télévisées traditionnelles. Elles déplorent le fait que les entreprises qui diffusent du contenu sur le web ne sont pas soumises à la réglementation du CRTC. Elles réclament ainsi un assouplissement des règles qui leur sont imposées, notamment au chapitre des quotas de contenu.

Le CRTC mène présentement des consultations publiques afin de redéfinir son mandat, et la nouvelle réalité de consommation de vidéo en ligne aura inévitablement un impact sur la façon dont la réglementation est établie.

« Nous ne pouvons plus nous considérer comme les gardiens des portes de l'industrie dans un univers qui n'a plus de portes », a affirmé lundi Peter Menzies, vice-président du CRTC, lors de la conférence annuelle de l'Alliance canadienne pour les systèmes câblés.

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