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Affaire Boisclair : Duchesneau refuse de se rétracter

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, et le député caquiste de Saint-Jérôme, Jacques Duchesneau, à Québec, le 26 septembre

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, et le député caquiste de Saint-Jérôme, Jacques Duchesneau, à Québec, le 26 septembre

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député caquiste Jacques Duchesneau n'a pas l'intention de revenir sur ses déclarations concernant la consommation de cocaïne d'André Boisclair et sur ses liens présumés avec le crime organisé : « Je ne me rétracte pas. Je garde mon droit de poser des questions, et on veut des réponses ».

« La vérité finit toujours par se savoir. »

— Une citation de  François Legault

François Legault a d'ailleurs pris la défense de son député à ce sujet. Selon le chef caquiste, M. Duchesneau a posé des questions pertinentes, et « la vérité finit toujours par se savoir ». Il n'a pas donné plus de précisions.

Sur ces mêmes propos de Jacques Duchesneau, la première ministre Marois a dit qu'il s'agissait d'accusations graves : « M. Duchesneau doit s'en expliquer et s'en excuser ».

Le député de Saint-Jérôme et son chef réclament encore une fois la suspension d'André Boisclair de ses fonctions de délégué général du Québec à New York. Les caquistes exigent qu'André Boisclair s'explique, que ce soit en cour ou à l'Assemblée nationale, sur une lettre dans laquelle l'ex-ministre péquiste s'était engagé à accorder une subvention de 2,6 millions de dollars qui profitait à un ami personnel, Paul Sauvé, quatre jours avant les élections de 2003.

En Chambre, François Legault a demandé à trois reprises à la première ministre Marois si elle était d'accord avec ce geste d'André Boisclair. La première ministre ne s'est pas levée pour répondre au chef caquiste. 

C'est plutôt le ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, qui s'est levé pour dénoncer les allégations de MM. Legault et Duchesneau. « Je suis très déçu de voir aujourd'hui que le chef de la CAQ semble endosser les accusations sans fondement de son député », a-t-il dit.

Radio-Canada a par ailleurs pris connaissance d'une lettre semblable envoyée par André Boisclair quelques jours avant les élections de 2003. La lettre, adressée au maire de Baie-des-Sables, connu comme un partisan libéral, l'informe que sa municipalité recevra plus de 4 millions de dollars destinés aux infrastructures. La lettre précise que le tout est conditionnel à l'obtention des crédits à l'Assemblée nationale. 

Entrevue avec Jacques Duchesneau (Nouvelle fenêtre) à l'émission Le 15-18, le 25 septembre

La pétition d'André Boisclair

André Boiscair a lancé jeudi matin une pétition en ligne pour réclamer le soutien du public face aux allégations de la Coalition avenir Québec.

Le porte-parole de la CAQ en matière de Sécurité publique, Jacques Duchesneau, reproche à l'ancien ministre péquiste des Affaires municipales d'avoir promis une subvention de 2,5 millions de dollars à son ami Paul Sauvé, un entrepreneur qui a témoigné à ce sujet devant la commission Charbonneau. Jacques Duchesneau se demande même s'il y a un lien entre cette subvention à Paul Sauvé et l'admission par André Boisclair qu'il a déjà consommé de la cocaïne.

« La lettre transmise au révérend Arlen Bonnar en date du 10 avril 2003 rend admissible l'aide financière pour la mise en valeur de l'église St. James sous réserve de l'obtention, par l'Assemblée nationale, des crédits nécessaires. Cette aide offerte s'inscrivait dans la continuité d'une première phase de mise en valeur de l'église, amorcée en 2001, dans le cadre du programme d'infrastructure Québec-Municipalités », précise M. Boisclair dans la lettre d'appui publiée en ligne. 

André Boisclair ajoute qu'il connaît Paul Sauvé depuis des années et que ce dernier a participé à des activités de financement : « À cet égard, à ma connaissance, le cadre juridique en vigueur a été scrupuleusement respecté ».

Le délégué général du Québec à New York a fait parvenir une mise en demeure à Jacques Duchesneau, le sommant de se rétracter, sans quoi il intentera des procédures judiciaires en diffamation contre lui et sa formation. 

« Ses récentes déclarations et l'association vicieuse qu'il effectue à mon égard sont hautement diffamatoires et préjudiciables à ma réputation. De plus, elles ont été faites avec l'intention évidente de me nuire. »

— Une citation de  André Boisclair

Jusqu'ici, plusieurs centaines de personnes ont signé la pétition.

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