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Vancouver s'excuse auprès des Canadiens d'origine japonaise

Des Canadiens d’origine japonaise ont été déracinés de leurs maisons le long de la côte du Pacifique pour être déplacés à l’intérieur de la Colombie-Britannique durant la Deuxième Guerre mondiale.
Des Canadiens d’origine japonaise ont été déracinés de leurs maisons le long de la côte du Pacifique pour être déplacés à l’intérieur de la Colombie-Britannique durant la Deuxième Guerre mondiale. Photo: La Presse canadienne / Tak Toyota/Bibliothèques et Archives Canada
Radio-Canada

Le conseil municipal de Vancouver s'est officiellement excusé d'avoir appuyé l'internement de milliers de Canadiens d'origine japonaise lors de la Deuxième Guerre mondiale.

« La Ville de Vancouver prend toute la responsabilité de ses actions. Avec humilité et respect, la Ville de Vancouver s'excuse formellement pour sa complicité, son inaction de même que d'avoir failli à protéger ses résidents d'origine japonaise », est-il écrit dans la motion acceptée mercredi par le conseil.

En 1942, la Ville de Vancouver avait voté une motion demandant au gouvernement fédéral de « déplacer les résidents d'origine japonaise et les ennemis étrangers dans des endroits bien loin des côtes du Pacifique ».

À l'époque, le Canada et les États-Unis étaient en guerre contre les forces japonaises dans l'océan Pacifique à la suite de l'attaque de Pearl Harbour.

Les quelque 25 000 Canadiens d'origine japonaise étaient alors vus comme « un réservoir potentiel de volontaires prêts à aider l'ennemi japonais dans le cas de raids ou d'une invasion », est-il écrit dans la motion datée de 1942.

Le Canada s'est servi de la Loi des mesures de guerre pour faire interner les Japonais au pays. Plusieurs ont été déplacés à l'intérieur de la Colombie-Britannique. 

La province a présenté ses excuses en 2012, 24 ans après que le Canada l'eut fait.

Le maire, Gregor Robertson, a dit que la Ville pourrait renommer des rues de l'ancien quartier japonais à la mémoire de ceux qui y ont vécu.

Des excuses nécessaires

Le président de l'Association nationale des Canadiens japonais, Ken Noma, a déclaré que les excuses de la part de Vancouver étaient importantes.

Il y a eu des incidents racistes dans notre histoire. Une vigilance constante est nécessaire. Il s'agit de références importantes pour les Canadiens. Il y a des incidents desquels nous devons apprendre.

Ken Noma, président de l'Association nationale des Canadiens japonais

De son côté, Grace Eiko Thomson, qui vivait avec sa famille dans le quartier japonais de Vancouver en 1942, dit que l'internement a changé sa vie. « Les années après l'internement ont été très douloureuses pour moi, car j'ai compris ce qu'était la discrimination », a-t-elle expliqué.

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