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Bixi : une dette de 42 millions, un déficit d'opération de 6 millions

Des bixis

Québec à la rescousse du Bixi

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'incertitude au sujet de Bixi a monopolisé la période de questions au conseil municipal de Montréal mardi matin.

Les conseillers ont demandé plus de transparence au sujet de la Société de vélo en libre-service.

Réal MénardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Réal Ménard

Photo : Radio-Canada

Le responsable des transports au comité exécutif, Réal Ménard, les a informés que les états financiers de 2012 révélaient que Bixi a une dette de 42 millions, plus un déficit d'exploitation annuel de 6,5 millions de dollars. Bixi attend toutefois un paiement de New York de 5 millions de dollars. Le déficit pour la partie montréalaise de Bixi est de 1,1 million.

Malgré cette dette, M. Ménard n'est pas inquiet pour l'avenir de Bixi. « C'est vrai que la situation financière de Bixi est fragile, mais aussitôt qu'à l'international il va y avoir des sommes d'argent, qui sont escomptées dans les prochaines semaines, Bixi n'est pas dans une situation de faillite et, pour s'assurer qu'on ait des liquidités, le CA a fait des demandes à Investissement Québec pour avoir des liquidités », a-t-il dit.

Réal Ménard a ajouté qu'il était mécontent du fait que Bixi ait mis six mois avant de livrer ses états financiers, d'où le problème avec le vérificateur général, qui est en voie de se régler, affirme-t-il.

Il y a une crise de liquidité. Ça n'a rien à voir avec une faillite.

Une citation de : Réal Ménard, responsable des transports au Conseil exécutif de la Ville de Montréal

Ces déclarations n'ont toutefois pas rassuré l'opposition, notamment le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron : « Moi quand je veux comprendre le langage des comptables, je demande à un comptable. Selon Samy Forcillo, les mots qui sont là, en langage populaire, ça veut dire faillite ».

Le maire de Montréal, Laurent Blanchard, a réagi comme M. Ménard en déclarant que c'était la situation à court terme seulement qui est préoccupante : « C'est certain que la situation à court terme est préoccupante et en ce sens là, comme institution, comme Montréalais, nous devons accompagner la Société en libre-service dans le plan de redressement qu'elle est en train de mettre en place ».

Jean-François LiséeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean-François Lisée

Photo : Radio-Canada

La Ville de Montréal a d'ailleurs fait une demande d'aide financière à Québec, qui semble très réceptif.

« À court terme, il y a un problème de liquidité, qui tient à un certain nombre de comptes à payer et justement de l'expansion internationale assez rapide, et on est en train de voir si le gouvernement du Québec ne peut pas aider Bixi à avoir un pont pour régler ce problème de compte à recevoir », a déclaré le ministre responsable de la métropole, Jean-françois Lisée. Ce pont tournerait autour de 5 millions de dollars. 

Et de rajouter, pour bien laisser comprendre que Québec n'est pas indifférent au sauvetage de Bixi : « C'est un extraordinaire succès québécois de conception, de construction, de vente à l'étranger. Il y a 450 emplois au Québec qui sont liés à ça. Donc il faut trouver une façon de rendre ce succès solide et permanent », a ajouté M. Lisée.  

Avec les informations de Francine Plourde (Nouvelle fenêtre)

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