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La commission Ménard se penche sur la formation donnée aux policiers

Marie Gagnon, directrice générale de l'École nationale de police du Québec, témoigne à la Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012, le 24 septembre

Marie Gagnon, directrice générale de l'École nationale de police du Québec, témoigne à la Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012, le 24 septembre

Radio-Canada

Ce sont des spécialistes de l'enseignement prodigué aux futurs policiers qui ont défilé, mardi, devant la Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012.

Au deuxième jour de ces audiences, trois membres de la direction de l'École nationale de police ont témoigné, répondant avec prudence et retenue aux questions que leur posaient les commissaires Serge Ménard, Claudette Carbonneau et Bernard Grenier.

La question délicate et complexe du contrôle des foules par les forces policières a monopolisé les échanges.

Le directeur de la formation policière, Paulin Bureau, a expliqué que même si les policiers reçoivent une excellente formation, la réalité peut s'avérer tout autre sur le terrain. Tout dépend du temps que les policiers ont pour réagir face à la foule, qui se montre parfois hostile, a affirmé en substance M. Bureau.

Paulin Bureau est entré dans les spécificités des armes utilisées par les policiers, notamment les balles de plastique. Ces balles, a précisé l'expert, sont utilisées par les escouades tactiques. Mais dans l'enseignement global donné aux policiers, ces projectiles ne sont pas considérés comme un outil de contrôle des foules.

Un autre expert, Marc Desaulniers, responsable du centre de savoirs disciplinaires, a évoqué une étude portant sur les armes intermédiaires d'impact telles que les balles de caoutchouc : « C'est un outil qui est utilisé de façon très précise dans des cas très précis [...] lorsque les individus ont des comportements qui représentent un certain niveau de dangerosité ».

La directrice générale de l'École nationale de police, Marie Gagnon, a pour sa part affirmé aux commissaires qu'un à deux étudiants étaient expulsés pour des problèmes d'attitude et de comportement, chaque année. D'autres échecs surviennent, a-t-elle expliqué, mais ils sont attribuables à des difficultés d'ordre technique, tels que les habiletés en tir ou en conduite de véhicule en situation d'urgence.

Le directeur du service de police de Montréal, Marc Parent, doit prononcer une allocution devant la commission cette semaine. Viendra par la suite le directeur général de la Sûreté du Québec, Mario Laprise.

Lundi, au premier jour des audiences de la commission, l'ancienne présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins, avait affirmé que le printemps érable n'aurait peut-être jamais eu lieu si le gouvernement Charest avait accepté de rencontrer les associations étudiantes, dès l'automne 2011.

Rappelons que la commission est dotée d'un budget de 400 000 $ et devra rendre son rapport au gouvernement d'ici la fin de l'année. Les travaux de cette commission avaient été lancés en juin dernier.

Avec les informations de Marc Verreault

Société