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Dépenses : le CEF se démarque d'autres conseils scolaires francophones

Salle de classe d'une école primaire à Laval

Salle de classe d'une école primaire à Laval

Photo : Radio-Canada/Vincent Champagne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un expert en politiques publiques des minorités linguistiques, Daniel Bourgeois, s'étonne du montant affecté à l'administration et à la gouvernance du Conseil des écoles fransaskoises (CEF).

Entre 2011 et 2012, ces frais ont représenté 6,9 % du budget du CEF, ce qui est plus que dans le cas des divisions scolaires francophones du Manitoba (3,6 %) et de la Colombie-Britannique (3,4 %), selon leurs rapports financiers.

Le CEF rejette cette comparaison en précisant que chaque conseil comptabilise ses dépenses différemment. Il fait aussi valoir qu'il lui faut un personnel administratif et que celui-ci représente un pourcentage de dépense plus important en raison du plus petit budget du CEF.

L'organisme affirme également que les écoles francophones en Saskatchewan sont plus éparses sur leur territoire qu'au Manitoba et en Colombie-Britannique, ce qui engendre des frais de déplacement élevés pour les administrateurs, le personnel et les élus.

Les élèves et les dollars

M. Bourgeois souligne que le montant investi par enfant par le CEF est parmi les plus élevés à ce chapitre au Canada.

« En Saskatchewan, vous êtes un peu chanceux parce que la Division scolaire fransaskoise dépense environ 19 000 $ par élève », explique-t-il. « Au Manitoba, en Colombie-Britannique et un peu partout ailleurs, [le chiffre] est environ 14 000 $ par élève. »

Cette différence s'inscrit dans les choix stratégiques qui ont un impact sur le budget du CEF. Ainsi, tout le secteur de la prématernelle s'est développé sans qu'il soit financé par la province.

En 2012-2013, cela représentait 292 enfants et un coût de 450 000 $. Pour l'année scolaire 2013-2014, ce chiffre devrait atteindre 720 000 $.

Daniel Bourgeois reconnaît qu'investir dans la petite enfance peut à long terme réduire les coûts de la francisation, mais il recommande tout de même au CEF de faire attention à ses dépenses.

D'après un reportage de Sara-Christine Gemson

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