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Amnistie internationale critique la charte des valeurs

La première ministre Pauline Marois et le ministre Bernard Drainville le jour du dévoilement de la charte des valeurs
La première ministre Pauline Marois et le ministre Bernard Drainville le jour du dévoilement de la charte des valeurs Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Amnistie internationale a dénoncé à son tour, samedi, la Charte des valeurs québécoises proposée par le gouvernement de Pauline Marois, estimant qu'elle brime les libertés d'expression et de religion et n'encourage en rien l'égalité des sexes.

« Amnistie internationale salue l'intention du gouvernement de vouloir renforcer son obligation de respecter le droit à la non-discrimination envers les femmes, et le droit à l'égalité de tous. Cependant Amnistie internationale questionne le moyen par lequel il cherche à renforcer ces droits », affirme d'entrée de jeu l'ONG dans un communiqué.

Selon le groupe, la charte serait contraire au droit canadien et international, qui garantit le droit à la liberté d'expression, de religion et à la liberté de manifester sa religion.

Béatrice VaugranteBéatrice Vaugrante

« Selon nous, l'interdiction [du port de signes religieux ostentatoires par les employés de l'État] est disproportionnée d'un point de vue du droit international », a affirmé la directrice générale d'Amnistie internationale Canada francophone, Béatrice Vaugrante, sur les ondes du Réseau de l'information.

Amnistie juge en outre que le projet du gouvernement ne promeut pas l'égalité entre les sexes. La charte n'est pas la meilleure façon de garantir les droits des femmes, estime-t-elle, et ne ferait que forcer certaines d'entre elles à quitter leur emploi.

« Ça va nuire à la liberté d'expression, la liberté de religion et à la liberté de manifester sa religion. C'est clairement dit dans les pactes internationaux: il faut protéger ce droit », a rappelé Mme Vaugrante.

« Les femmes ne doivent être forcées à porter un foulard ou un voile ni par l'État ni par des individus et il n'apparaît pas plus acceptable qu'une législation leur interdise de le porter », a-t-elle ajouté.

Dévoilé le 11 septembre dernier, le projet de charte des valeurs du Parti québécois propose notamment d'interdire le port des signes religieux ostentatoires pour le personnel de l'État.

La charte des valeurs, un débat de société

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