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Très peu de méthane dans l'atmosphère de Mars

La planète Mars

Photo : NASA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'atmosphère de la planète Mars contient très peu de méthane, montrent les analyses réalisées par le robot Curiosity.

Le chercheur Christopher Webster et ses collègues du California Institute of Technology estiment que cette réalité réduit considérablement la probabilité de production de ce gaz par des micro-organismes vivant sous le sol de la planète rouge.

Contexte

  • Depuis 10 ans, certaines données montraient la présence de panaches de méthane dans l'atmosphère martienne.
  • En mars 2003, des scientifiques avaient mesuré un nuage de méthane de 19 000 tonnes près de l'équateur martien. Or, ces observations avaient été faites depuis la Terre ou à partir d'orbiteurs tournant autour de Mars.
  • Ces annonces avaient nourri des controverses sur l'origine de ce gaz, dans la mesure où le méthane peut être un signe d'activité biologique.

Les récentes mesures de l'atmosphère effectuées par le spectromètre laser à bord du robot américain Curiosity indiquent une proportion de méthane au maximum de seulement 1,3 partie par milliard, soit environ six fois moins que les estimations précédentes.

Selon les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Science, une aussi faible teneur atmosphérique en méthane réduit fortement les chances qu'il y ait des microbes vivants ou des matériaux biologiques fossiles dans le sol martien qui produiraient ce gaz.

De plus, ces nouvelles informations diminuent également la probabilité de quantités notables produites géologiquement ou provenant de météorites.

Curiosity poursuit sa mission

Arrivé sur l'équateur martien le 6 août 2012, Curiosity, le robot explorateur à six roues le plus sophistiqué jamais envoyé sur une autre planète, a déjà établi que la planète rouge avait été propice à la vie microbienne dans son lointain passé.

Depuis quelques semaines, le robot a pris la route du mont Sharp, distant de 8 kilomètres et principale cible d'exploration de la mission de deux ans.

Ce périple prendra plusieurs mois, d'autant que Curiosity s'arrêtera en chemin pour analyser des formations géologiques intéressantes.

Le pied du mont Sharp suscite un grand intérêt en raison de différentes couches sédimentaires qui pourraient permettre de dater les périodes durant lesquelles Mars était propice à la vie.

Notre dossier sur le Système solaire

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