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Couillard reçoit la visite de l'UPAC

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Philippe Couillard

Philippe Couillard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, confirme qu'il a reçu la visite de deux enquêteurs de l'escouade Marteau, bras policier de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), mercredi matin à son domicile.

Il a été visité à titre de chef de la formation, a-t-il précisé, ajoutant qu'il ne fait l'objet d'aucune enquête. Aucun membre actuel du caucus des députés libéraux n'est visé non plus, a-t-il affirmé.

M. Couillard a fait cet aveu par souci de transparence. Le chef libéral a été critiqué au sein même de son caucus au cours des derniers jours, notamment par le député de Côte-du-Sud, Norbert Morin, qui a qualifié d'« erreur » le fait de ne pas avoir informé le caucus libéral des perquisitions menées par l'UPAC à la permanence du parti à Montréal, en juillet dernier.

Le chef libéral a donné peu de détails sur la discussion qu'il a eue avec les enquêteurs, qui a duré moins d'une heure. Il n'a pas voulu mentionner les noms évoqués lors de cette rencontre, affirmant que cela pourrait avoir un impact sur ces personnes.

« La conversation a porté sur les pratiques et l'organisation » du PLQ, s'est contenté de dire M. Couillard, décrivant la rencontre comme « une expérience humaine pas agréable » et « particulière ».

Je ne crois pas que le parti comme institution est sous enquête, je crois que certains individus font l'objet d'un examen policier.

Philippe Couillard

Mardi, Philippe Couillard avait déclaré qu'il n'était au courant d'aucun détail de l'enquête et ignorait ce que les policiers cherchaient lors de leur passage dans les locaux du parti. M. Couillard a cependant tenu à préciser qu'il tenait à ce que toute personne ayant agi de façon illégale réponde de ses actes.

Siège social du PLQ, rue Waverly à MontréalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Siège social du PLQ, rue Waverly à Montréal

Les perquisitions qui ont eu lieu en juillet dernier aux bureaux du Parti libéral du Québec visaient un groupe de quelques ex-parlementaires, selon des informations obtenues par le journaliste de l'émission Enquête, Alain Gravel.

Selon ses sources, l'ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau est du nombre.

Alain Gravel souligne que l'enquête est de nature criminelle, puisque c'est automatiquement le cas lorsque l'UPAC se mêle d'un dossier. « Ça ne signifie pas que ces gens-là vont faire face à des accusations », remarque-t-il toutefois.

Pour l'instant, peu de choses ont filtré de ces perquisitions.

Des développements prévisibles, selon Jacques Duchesneau

De son côté, Jacques Duchesneau, député de la Coalition avenir Québec, affirme que Philippe Couillard a fait aujourd'hui ce qu'il aurait dû faire il y a trois mois.

Pour le député caquiste de Saint-Jérôme, et ex-patron de l'Unité anticollision (UAC) du ministère des Transports, les perquisitions menées à la permanence du Parti libéral du Québec constituent « la suite logique de ce qu'on a appris à la commission Charbonneau ». « On pouvait voir venir que ces perquisitions auraient lieu », a-t-il poursuivi.

Jacques Duchesneau souhaite que lumière soit faite sur le financement de tous les partis politiques. Il affirme, de surcroît, que les perquisitions faites auprès du Parti libéral du Québec, et qui portent sur la période de 2003 à 2012, devraient porter aussi sur les années précédentes, soit de 1998 à 2003.

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