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Syrie : les négociations de Genève à un « point crucial »

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi et le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, à Genève, le 13 septembre Photo: La Presse canadienne / AP/Martial Trezzini
Radio-Canada

Les négociations américano-russes de Genève sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien en sont à un « point crucial » et se poursuivront samedi, a appris l'agence Reuters auprès d'un représentant des États-Unis sur place.

Les deux délégations « s'approchent d'un accord » sur la taille de cet arsenal, a-t-il précisé, s'adressant à la presse.

Plus tôt dans la journée, les deux hommes s'entendent pour dire qu'une solution pacifique est préférable à une solution militaire.

« Cela dépendra en grande partie de la capacité de réussir ici, dans les prochaines heures ou les prochains jours, dans le dossier des armes chimiques », a dit John Kerry vendredi en conférence de presse. Il avait toutefois prévenu que les États-Unis n'excluaient toujours pas de recourir à la force en cas d'échec de la voie diplomatique.

Le régime de Bachar Al-Assad a accepté mardi une proposition de Moscou, son allié le plus puissant, de placer ses armes chimiques sous contrôle international afin d'éviter des frappes militaires américaines et françaises. Washington et Paris envisagent le recours à la force contre le régime Al-Assad à la suite des attaques à l'arme chimique dans la banlieue de Damas le 21 août, tuant des centaines de civils.ces événements. La proposition russe a toutefois changé la donne cette semaine, relançant un processus diplomatique avec les alliés de la Syrie, pour tenter d'en arriver à une solution pacifique.

En recevant l'émir du Koweït à la Maison-Blanche vendredi, Barack Obama a indiqué que toute entente devait être vérifiable et exécutoire.

Le Wall Street Journal indiquait vendredi que selon des responsables américains anonymes, la Syrie a commencé à disséminer son arsenal chimique, estimé à un millier de tonnes, sur une cinquantaine de sites différents, ce qui compliquerait la tâche de ceux appelés à les contrôler.

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, qui s'était joint aux discussions vendredi matin, a de son côté estimé que le démantèlement de l'arsenal chimique syrien était très important dans l'optique de la tenue de la rencontre appelée « Genève 2 » sur la paix en Syrie, dont la date pourrait être fixée lorsque MM. Kerry et Lavrov se retrouveront à New York le 28 septembre pour l'Assemblée générale des Nations unies.

Entre-temps, la présidence française a annoncé que les chefs de la diplomatie américaine, russe et française se retrouveront lundi à Paris. La rencontre entre John Kerry, Sergueï Lavrov et Laurent Fabius sera consacrée notamment au projet de résolution sur la Syrie proposé par la France à l'ONU.

L'Élysée précise que cette rencontre aura lieu après l'annonce par Paris d'un renforcement de l'aide à la rébellion, en accord avec trois pays arabes, qui ne sont pas nommés.

Démantèlement de l'arsenal chimique syrien

Si les pourparlers s'avèrent un succès, les États-Unis espèrent que le processus de désarmement soit avalisé par une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU.

Toutefois, la Russie insiste pour qu'une menace de frappes militaires soit retirée d'une éventuelle résolution du Conseil de sécurité concernant les armes chimiques syriennes.

Dans une entrevue à la télévision russe diffusée jeudi, Bachar Al-Assad a déclaré que la Syrie fournirait dans les trente jours un inventaire de ses armes chimiques, conformément à la pratique en usage pour la CIAC.

Il a toutefois posé ses conditions, affirmant que les procédures ne seraient pas menées au bout si les États-Unis continuaient de menacer son pays de frappes militaires.

Carte interactive sur les forces en présence en Syrie

Attaques contre des hôpitaux en Syrie, selon l'ONU

Par ailleurs, les forces gouvernementales syriennes ont délibérément bombardé des hôpitaux pour empêcher blessés et malades d'avoir accès aux soins, ont rapporté vendredi les Nations unies dans un rapport.

Bachar Al-Assad et son aviation font « de l'interdiction de l'accès aux soins une arme de guerre », particulièrement dans les zones contrôlées par l'opposition, ajoutent les enquêteurs de l'ONU.

« Il est également prouvé que des groupes armés antigouvernementaux ont attaqué des hôpitaux dans certains endroits », souligne la commission d'enquête onusienne dirigée par le Brésilien Paulo Pinheiro.

Pendant ce temps, les opposants syriens sur le terrain ont signalé une nouvelle offensive des forces gouvernementales contre les faubourgs de Damas sous contrôle rebelle.

L'aviation et l'artillerie bombardent notamment le quartier de Barzeh, où se déroulent des combats au sol.

Le soulèvement en Syrie, qui s'est transformé en guerre civile, a fait plus de 110 000 morts depuis mars 2011.

Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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