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Procès des Rédemptoristes: les pères Bergeron et Pilote ne témoigneront pas

Le père Jean-Claude Bergeron ne témoignera pas au procès en recours collectif.

Le père Jean-Claude Bergeron ne témoignera pas au procès en recours collectif.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La quatrième journée d'audience du procès en recours collectif contre les Rédemptoristes et le Séminaire Saint-Alphonse a été marquée par quelques rebondissements. Le père Jean-Claude Bergeron, qui s'est présenté jeudi matin au palais de justice de Québec pour témoigner, ne sera finalement pas appelé à la barre.

L'avocat des requérants, Me Serge Létourneau, a annoncé en fin d'après-midi qu'il renonce à le faire entendre. Le père Guy PIlote, qui devait également être assigné à témoigner, n'aura pas lui non plus à donner sa version des faits.

Me Létourneau a décidé d'accorder le plus de temps possible à faire entendre des victimes plutôt que de consacrer du temps à une requête de huis clos et d'ordonnance de non-publication présentée par l'avocat de Bergeron en matinée.

L'avocat du père Bergeron tentait d'empêcher les médias de divulguer les détails du témoignage de son client. Afin d'étudier la demande, le témoignage prévu jeudi matin de Jean-Claude Bergeron avait été reporté à lundi. 

Le Rédemptoriste de 72 ans reviendra toutefois au palais de justice en novembre pour subir un procès criminel pour des agressions sur sept élèves de l'ancien Séminaire. 

Deux victimes entendues

En raison de ces changements, deux premières victimes ont témoigné jeudi après-midi. D'abord, un homme aujourd'hui âgé de 65 ans a raconté sa vie gâchée par sa première expérience sexuelle avec un religieux.

Élevé dans une famille modeste très religieuse, il a été admis au Séminaire Saint-Alphonse au début des années 60 alors qu'il avait 13 ans.

Il a raconté être allé dans le bureau du père Xiste Langevin parce qu'il vendait des images religieuses. C'est là qu'il a été victime d'attouchements. Le père lui aurait aussi fait une fellation. « J'ai figé. Tu es innocent, tu ne connais rien. Tu ne dis pas un mot. Tu ne sais pas ce qui se passe », a raconté l'homme devant le tribunal, rappelant que les religieux faisaient figure d'autorité à l'époque.

Il a gardé son secret pendant 50 ans, jusqu'à ce que le scandale éclate.

La voix parfois tremblante, le témoin a expliqué comment cette première expérience sexuelle a influencé le reste de sa vie. Solitaire et renfermé, il a évité toute relation qui devenait plus sérieuse.

Quand l'avocat des requérants lui a demandé s'il avait déjà songé à avoir des enfants, il a répondu un non catégorique. « Je n'aurais pas voulu qu'ils passent à travers ce que je suis passé. Je n'aurais pas travaillé, j'aurais été top inquiet. J'aurais toujours voulu les protéger », a affirmé le sexagénaire.

Le deuxième témoin a raconté avoir été agressé à la sortie de la douche par le père Raymond-Marie Lavoie sous les yeux d'un autre père, qui lui aurait dit de se laisser faire. Le père Lavoie a plaidé coupable à cette accusation lors de son procès criminel, mais il nié les faits dans le cadre de ce recours collectif.

Le procès reprendra lundi.

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