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C'est le 25 juin 1961, en présence du premier ministre ontarien Leslie Frost, qu'a été inauguré l'Upper Canada Village.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De nombreux parents francophones britanno-colombiens qui ont retiré leurs enfants de l'école francophone, jugée trop petite ou trop éloignée, doivent maintenant redoubler d'efforts pour ne pas risquer l'assimilation linguistique.

Ce choix difficile et ses conséquences font partie des enjeux de la bataille judiciaire que doivent reprendre, en novembre, le Conseil scolaire francophone et la Fédération des parents francophones contre le gouvernement provincial.

Isabeau Iqbal, une Vancouvéroise née de mère québécoise, a pu envoyer ses enfants à l'École Rose-des-Vents en 2007 et ainsi vivre en français. « Ça n'a pas duré, ça n'existe plus du tout », ajoute-t-elle toutefois.

En 2010, les deux heures mouvementées passées chaque jour dans l'autobus scolaire ont commencé à peser lourd. Habiter à 45 minutes en voiture de ses amis et ne pas pouvoir aller à l'école à vélo était difficile pour Loïc, déplore sa mère.

Mme Iqbal a dû revoir ses priorités. Loïc et sa soeur Nayeli ont été inscrits à une école d'immersion française. Ils sont maintenant moins pressés le matin, moins fatigués le soir. L'école est neuve, avec un grand gymnase, ce qui diffère des bâtiments obsolètes et trop petits de Rose-des-Vents.

Un fort prix

Le choix de Mme Iqbal a toutefois un prix. « Tout le monde parle en anglais à l'école, alors moi aussi », témoigne Loïc.

J'ai commencé à lui répondre de plus en plus en anglais, et maintenant, je parle souvent en anglais au lieu de d'abord parler en français. Même quand je lui parle en français, il répond en anglais maintenant.

Une citation de :Isabeau Iqbal

Plusieurs familles, comme celle de Mme Iqbal, ont quitté l'École Rose-des-Vents pour les mêmes raisons. Vancouver compte seulement deux écoles francophones, dont Rose-des-Vents, à l'ouest, qui accueille près de 350 élèves, alors qu'il y a de 700 à 1000 enfants dans sa zone de fréquentation qui auraient le droit d'aller à l'école en français.

La perte d'une langue

Le faible nombre d'élèves recrutés désespère Joe Pagé, un père d'élève très impliqué dans la poursuite que son association a lancée contre le gouvernement pour obtenir une nouvelle école. « Tout le monde nous raconte la même histoire : en ne s'inscrivant pas ou en quittant l'école, la qualité du français diminue », assure-t-il.

En milieu majoritaire [anglophone] comme on est à Vancouver, dans des familles exogames, c'est une bataille quotidienne d'essayer de conserver sa culture et sa langue. Une fois qu'on quitte l'école, tout ce qui nous reste, c'est un parent à la maison.

Une citation de :Joe Pagé, parent d'élève

Selon une étude du spécialiste Rodrigue Landry, seulement 15 % des enfants de familles exogames à l'extérieur du Québec maintiendront le français pour la prochaine génération. Loïc, très bon élève, veut faire mentir les statistiques et réintégrer une école francophone au secondaire.

D'après un reportage de Benoit Ferradini

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