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Déversement à Sept-Îles : un ancien employé de Cliffs appuie la thèse de la négligence

Déversement à Sept-Îles: négligence de Cliffs?

Le déversement de 5000 litres de mazout lourd dans la baie de Sept-Îles ne serait pas seulement le résultat d'un accident. 

Radio-Canada a appris que les trois bassins de rétention d'hydrocarbures aux installations de Cliffs ressources naturelles sont dans un état de délabrement important.

Un ancien employé de la minière, qui désire garder l'anonymat, témoigne du piètre état des bassins de rétention installés autour des réservoirs de Cliffs. Selon lui, un tel déversement était inévitable:

Ça ne prenait pas un bacc pour savoir qu'une digue infestée de trous de marmotte ne ferait pas le travail dans un cas de déversement. Quand je dis infestée, je ne parle pas de trois ou quatre trous de marmotte. Je parle de dizaines de trous de marmotte là. Je peux vous dire que je l'ai vécu. Et le pied nous passait à travers, là, nous défonçait.

Selon cet ancien employé de Cliffs, il aurait suffi de remettre les bassins de rétention en état, ce qui aurait permis de corriger une situation de risque bien connue et qui perdure depuis des années.

Dans l'optique où il n'y aurait pas eu de trou, il n'y aurait eu aucun pétrole qui se serait ramassé dans la baie de Sept-Îles. Puisque le bassin de rétention, il faut bien comprendre que c'est une digue, c'est un barrage qui fait tout le tour du réservoir.

Déversement aux installations de CliffsDéversement aux installations de Cliffs

De plus, cet ancien employé rappelle qu'en raison des volumes en jeu, le protocole d'opération prévoit que le pompage des hydrocarbures nécessite une surveillance de tous les instants:

Il doit fondamentalement tout le temps avoir quelqu'un là quand il y a un transfert de « bunker » comme ça. C'est trop majeur à transférer, ne serait-ce que pour marcher sur les tuyaux pour voir s'il n'y a pas de fuite, ce n'est pas rien que le transborder.

Cliffs n'a pas voulu commenter les questions soulevées par ce témoignage. Le service de relations publiques se borne à dire que l'enquête se poursuit, mais qu'elle ouvrira son site aux médias mercredi.

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