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Le projet de charte des valeurs suscite des réactions dans l'Est 

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La Fédération autonome de l'enseignement propose une Charte sur la laïcité.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Charte des valeurs québécoises proposée par le gouvernement Marois suscite de nombreuses réactions aux quatre coins de la province et dans l'Est du Québec. Le ministre responsable des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, a présenté mardi matin une série de propositions qui consacrent la neutralité religieuse de l'État québécois et balisent les demandes d'accommodements religieux.

Le maire de Rimouski et président de l'Union des municipalités du Québec, Éric Forest, ne croit pas que le projet de charte des valeurs soit mal accueilli par les municipalités. Il affirme qu'il est d'accord avec le principe d'égalité hommes-femmes et celui de la laïcité de l'État, tels qu'énoncé dans le projet de charte.

Le gouvernement péquiste propose d'interdire les signes religieux ostentatoires pour les employés de l'État, dont ceux des municipalités sur les heures de travail. Le maire, Éric Forest accueille favorablement la clause permettant aux municipalités de se voir accorder un droit de retrait renouvelable aux 5 ans. Éric Forest estime toutefois que Québec devrait donner un choix aux municipalités dès le départ: « Je souhaiterais une approche plus positive. Au lieu de se retirer, qu'on ait plutôt la possibilité d'y adhérer. À mon avis ce serait plus positif comme approche », a-t-il fait valoir.

Le gouvernement de Pauline Marois souhaite par ailleurs inscrire certains éléments au patrimoine culturel du Québec afin de témoigner de son parcours historique. Parce que la religion a occupé un rôle fondamental dans l'histoire du Québec, le gouvernement souhaite protéger certains éléments emblématiques, comme le crucifix de l'Assemblée nationale.

Le président de l'Association socioculturelle des musulmans de Manicouagan, Hassan El-Khaiat, doute des véritables intentions derrière le projet péquiste. « Ils ne cherchent pas à mettre un état laïc, ils mettent une discrimination. Est-ce qu'ils vont enlever la croix du Parlement de Québec? Par exemple, à la porte de mon bureau, il y a un sapin de Noël. C'est chrétien. Est-ce qu'ils vont enlever le sapin de Noël? Je ne sais pas... Moi, je pense qu'ils visent plus les musulmans », a-t-il déploré.

Séparation de l'Église et de l'État

L'Archevêque de Rimouski, monseigneur Pierre-André Fournier, accueille le projet de charte des valeurs québécoises comme une invitation au dialogue collectif. Il demande d'ailleurs aux citoyens de participer en grand nombre au débat qui s'amorce.

Monseigneur Fournier appelle le gouvernement à bien expliquer ses objectifs et ses intentions de façon à éviter la confusion. Il craint notamment que plusieurs voient dans un état laïque une forme d'abandon pur et simple des églises et des religions.

« Quand on parle de l'État laïque, beaucoup de gens vont aux conclusions que l'État ne doit pas favoriser la religion. Les municipalités ne donnent plus de subventions pour séparer l'Église. Les entreprises aussi ne vont pas aider, on a déjà de la misère », explique monseigneur Pierre-André Fournier.

L'Assemblée des Évêques catholiques dont monseigneur Fournier est le porte-parole, fera connaître sa position officielle la semaine prochaine à l'occasion d'une assemblée à Trois-Rivières.

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