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Le Brésil accuse les États-Unis d'espionnage économique

Dilma Rousseff, présidente du Brésil lors du sommet du G20 en Russie

Dilma Rousseff, présidente du Brésil lors du sommet du G20 en Russie

Photo : AFP / SERGEI KARPUKHIN

Radio-Canada

Les services secrets américains auraient espionné le géant pétrolier brésilien Petrobras pour des raisons « économiques et stratégiques ». C’est ce qu’a affirmé lundi la présidente du Brésil, Dilma Rousseff.

« Si les faits se confirment, il deviendrait évident que l'espionnage [du groupe] n'est pas une question de sécurité ou de lutte contre le terrorisme, mais qu'il répond à des intérêts économiques et stratégiques », a précisé la présidente dans un communiqué.

Dilma Rousseff réagissait à de nouvelles révélations de la chaîne de télévision brésilienne Globo, qui a abordé dimanche le sujet de l’espionnage par les services secrets américains des réseaux Internet privés de Petrobras, la plus grande entreprise du Brésil.

Ces accusations sont fondées sur de nouveaux documents de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) fournis par l'ex-informaticien américain Edward Snowden au journaliste américain Glenn Greenwald, qui vit à Rio de Janeiro.

Ces tentatives de violation et d'espionnage de données et d'informations sont incompatibles avec la cohabitation démocratique entre des pays amis.

Dilma Rousseff, présidente du Brésil

Petrobras, dont le chiffre d’affaires est de 280 milliards de réaux (125 milliards de dollars), est le numéro un mondial dans l'exploitation de pétrole en eaux très profondes, selon Globo.

La réponse du directeur des services de renseignements américains, dimanche par voie de communiqué, n’était pas moins équivoque.

Les États-Unis recueillent les renseignements étrangers - comme le font tous les gouvernements - pour améliorer la sécurité de leurs citoyens et protéger leurs intérêts et ceux de leurs alliés dans le monde.

James Clappe, directeur des services de renseignement américains

M. Clapper a fortement nié que ses services utilisaient « les capacités de renseignements étrangers pour voler des secrets commerciaux de compagnies étrangères » et « les fournir à des compagnies américaines pour améliorer notre capacité de concurrence internationale ».

La chaîne Globo avait déjà révélé la semaine dernière, par l'entremise de documents d'Edward Snowden datant de juin 2012, que les communications de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et ses proches collaborateurs avaient été espionnées, des faits qualifiés « d'inacceptables » par le gouvernement brésilien.

Lors du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg en Russie, le président américain Barack Obama a tenté de rassurer la présidente du Brésil en s’engageant à se pencher sur ce dossier.

Le Brésil n’est pas le seul pays visé par ces opérations d’espionnage. Les réseaux privés de communications du ministère français des Affaires étrangères, du système bancaire international Swift et de Google ont également été ciblés, selon les documents fournis par Snowden.

Ces lanceurs d'alerte, traîtres ou héros?
Avec les informations de Agence France-Presse

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