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UBC : une initiation glorifie le viol de mineures

La Sauder School of Business, de l'Université de la Colombie-Britannique

La Sauder School of Business, de l'Université de la Colombie-Britannique

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une enquête a été ouverte à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) à propos d'un chant d'initiation qui glorifiait les relations sexuelles avec des mineures non consentantes.

Le chant a été récité par des étudiants de la Sauder School of Business.

Les paroles en anglais de la chanson controverséeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les paroles en anglais de la chanson controversée

Les paroles de la chanson, un jeu de mots avec les lettres du mot anglais young (jeune), se traduisent par : « Nous les aimons jeunes filles, mineures, non consentantes, des actes qui se méritent la prison. »

« Je ne comprenais pas personnellement le lien entre les mots dans cette chanson et la motivation, le message qu'ils essayaient de faire passer lors de la journée d'orientation », a affirmé Matthieu Duburcq, qui a entendu la chanson à quelques reprises.

Cet étudiant de première année croit d'ailleurs que la chanson va trop loin, et qu'elle ne reflète pas du tout les valeurs de l'établissement.

De son côté, l'Université dit prendre la situation « très au sérieux ». Le doyen de l'école de commerce s'est dit très choqué par l'événement.

Cet événement est profondément, profondément troublant pour moi et pour tous les membres de notre école [...] et de la communauté en général.

Une citation de :Robert Helsley, doyen de la Sauder School of Business, UBC
Robert Helsley, doyen de la Sauder School of Business de l'UBCAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Robert Helsley, doyen de la Sauder School of Business de l'UBC

C'est un sentiment que partage la présidente de l'Association des étudiants de l'Université de la Colombie-Britannique.

« Nous trouvons que c'est un langage offensant et inapproprié », affirme sa présidente, Carolyn Wong. « Toutes les actions qui encouragent le viol ne sont pas tolérées par la société étudiante et par l'Université. »

Ni l'association étudiante ni l'administration de l'établissement n'étaient au courant de l'existence de cette chanson.

« Nous n'étions pas au courant que c'était arrivé sur notre campus, jusqu'à ce que ça retienne notre attention dans les médias », a ajouté Carolyn Wong.

Les chefs des équipes d'initiation sont ceux qui auraient encouragé les étudiants à chanter ces paroles.

Le doyen affirme qu'en plus de l'enquête, des mesures disciplinaires pourraient être prises.

Des séances de sensibilisation à la violence ont également été mises sur pied et seront obligatoires pour tous les chefs des équipes d'initiation.

Cette controverse survient quelques jours après qu'un chant similaire ait été récité par des étudiants de l'Université St. Mary's, à Halifax. L'incident a mené à la démission du président de l'association étudiante, plus tôt cette semaine.

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