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Gaz à effet de serre 101

Radio-Canada

Le climat sur Terre dépend de la manière dont l'atmosphère absorbe et redistribue l'énergie qu'elle reçoit du Soleil. Normalement, cet écran réfléchit environ 30 % de l'énergie reçue vers l'espace, et en absorbe environ 20 %. Le reste, soit 50 %, atteint donc directement le sol.

Une fois absorbée à la surface, cette énergie finit tôt ou tard par être libérée, principalement sous forme de rayons infrarouges. Ces rayons sont toutefois interceptés par les fameux gaz à effet de serre; ils ne peuvent donc pas s'échapper de l'atmosphère.

Ce phénomène, d'origine naturelle, maintient la température moyenne de la planète à environ 15 °C, soit près de 35 °C de plus que ce qu'elle devrait être sans effet de serre. Autrement, notre planète ne serait qu'une énorme boule de glace!

Le problème, c'est que depuis près de 300 ans nous ajoutons à un rythme effréné des gaz à effet de serre dans le système, d'où le réchauffement climatique.

Où va cette chaleur excédentaire?

La majeure partie (environ 93 %) de la chaleur absorbée par les gaz à effet de serre d'origine humaine est captée par les océans. Résultat : la température des océans augmente d'environ 0,1 °C par décennie. Mais cette hausse est moins rapide que celle de l'atmosphère. La raison? La quantité de matière à réchauffer est beaucoup plus grande.

Chaleur sur TerreChaleur sur Terre Photo : iStock

Réchauffement actuel : la part des facteurs naturels

La température à la surface du globe dépend de la quantité de chaleur en provenance du Soleil qui parvient jusqu'à nous. Mais cette quantité d'énergie relève de plusieurs facteurs :

  • Notre position par rapport au Soleil. L'orbite de la Terre change à travers le temps. Il y a donc eu des époques où le Soleil était plus loin ou plus près de nous, ce qui explique notamment les périodes glaciaires des deux derniers millions d'années. Ceci ne peut cependant pas expliquer les changements de température observés depuis quelques décennies.
  • La quantité de nuages et de cendres volcaniques dans le ciel, ainsi que la superficie des surfaces réfléchissantes au niveau du sol. Si la quantité de nuages et de cendres volcaniques n'a pas changé depuis la révolution industrielle, il n'en va pas de même pour la superficie des miroirs naturels au sol. Les glaciers et les banquises fondent; ils ne peuvent donc plus rediriger autant de lumière vers l'espace. Plus les glaciers et la banquise fondront, plus le réchauffement s'accélérera.
  • La quantité de gaz à effet de serre dans l'air. Le problème est là. En raison de nos rejets depuis 1750, et surtout depuis 1950, l'augmentation de l'effet de serre équivaudrait à environ 0,2 %. Ceci peut paraître minime, mais, dans les derniers millénaires, ce fut suffisant pour décider d'une hausse de plusieurs degrés ou d'une glaciation continentale.

Et le Soleil, lui? Est-il plus puissant? Oui, mais pas beaucoup. Les experts estiment que depuis le milieu du 18e siècle, la hausse de l'énergie qui nous arrive jusqu'au sol, due aux variations solaires, est de l'ordre de 0,009 %, environ vingt fois moins que le réchauffement causé par les activités humaines.

GES : combien de temps restent-ils dans l'atmosphère?

Certains gaz demeurent plus longtemps que d'autres dans l'atmosphère. Ils ont donc un effet sur le réchauffement à plus long terme. Le CO2, par exemple, demeure dans l'air environ 100 ans. C'est-à-dire que si nous arrêtions d'en émettre aujourd'hui, il faudrait encore 100 ans pour que les émissions de 2013 arrêtent de contribuer au réchauffement climatique.


Les scientifiques utilisent donc la notion de potentiel de réchauffement des gaz pour calculer leur impact sur 20 ans ou sur 100 ans, avec le gaz carbonique comme référence. Le méthane, qui ne demeure généralement qu'une dizaine d'années dans l'air, est donc un gaz à effet de serre beaucoup plus important à court terme qu'à long terme... à condition que nous arrêtions un jour d'en émettre en quantité astronomique!

Environnement