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Un logiciel qui détecte le cancer du poumon plus rapidement

Une tumeur au poumon gauche
Photo: iStockphoto
Radio-Canada

Un nouveau logiciel mis au point par des chercheurs canadiens pourrait permettre d'améliorer le dépistage du cancer du poumon et ainsi de réduire le taux de mortalité lié à cette maladie.

En fait, le programme informatique détermine, avec un taux de précision élevé, quelles lésions détectées sur les poumons sont malignes ou bénignes.

Ce logiciel s'appuie sur la tomodensitométrie, une technique d'imagerie médicale en 3D assistée par ordinateur, et devrait permettre d'améliorer le dépistage du cancer du poumon et son traitement.

Selon ses concepteurs, ce logiciel aura un impact clinique immédiat.

Nous savons déjà que le dépistage par tomodensitométrie sauve des vies, et désormais nous avons la preuve que notre logiciel peut prédire avec exactitude lesquelles des anomalies détectées par un premier scanneur sont cancéreuses ou bénignes.

Pr Stephen Lam, Université de Colombie-Britannique

Le nouvel outil permettra aussi de réduire le nombre d'interventions inutiles puisqu'il évitera de réaliser d'autres tests, comme une biopsie, ou une chirurgie, ajoute le Pr Lam.

L'examen

Les médecins ayant recours à cet examen pourront ainsi déterminer, en fournissant diverses données, si la formation repérée sur l'imagerie médicale du poumon d'un fumeur ou d'un ex-fumeur risque ou non d'être maligne. Entre autres informations colligées pour le calcul figurent la taille et la densité du nodule ainsi que sa localisation sur le poumon, de même que l'âge et le sexe du patient et certaines particularités, comme l'historique de la santé familiale.

Un indice du risque est ainsi calculé par le logiciel en quelques minutes seulement, et cette donnée se révèle véridique dans 90 % des cas de petits nodules. Pour les lésions plus importantes, le taux de précision est encore plus élevé, à 97 %.

De plus, ces travaux ont montré que si la taille du nodule est l'un des indicateurs d'un cancer du poumon, la plus grosse d'entre elles n'est pas forcément cancéreuse. Ils ont aussi découvert que les nodules logés dans les parties supérieures du poumon présentaient un risque plus élevé de présence du cancer.

Il n'existe aucune directive canadienne indiquant aux médecins quels patients devraient subir un dépistage du cancer du poumon et à quelle fréquence, et ce, même s'il est connu que la tomodensitométrie a permis de réduire le taux de mortalité du cancer du poumon de 20 %.

Pr Lam

Le détail de ces travaux est publié dans le New England Journal of Medicine.

Le saviez-vous?

Au Canada, 1 homme sur 11 court le risque d'être atteint du cancer du poumon au cours de sa vie. Chez les femmes, ce risque est de 1 sur 17.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

Santé