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BRICS : 100 G$ pour stabiliser le marché des changes

Au centre, le président russe, Vladimir Poutine, serre la main de la présidente du Brésil, Dilma Rousseff. Les autres dirigeants des Brics, de gauche à droite: le premier ministre indien, Manmohan Singh, celui de la Chine, Xi Jinping, et le président sud-africain, Jacob Zuma, à Saint-Pétersbourg.

Au centre, le président russe, Vladimir Poutine, serre la main de la présidente du Brésil, Dilma Rousseff. Les autres dirigeants des Brics, de gauche à droite: le premier ministre indien, Manmohan Singh, celui de la Chine, Xi Jinping, et le président sud-africain, Jacob Zuma, à Saint-Pétersbourg.

Photo : AFP / G20 Russie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les pays émergents du groupe BRICS vont contribuer à hauteur de 100 milliards de dollars à un fonds destiné à stabiliser le marché des changes, déstabilisé depuis plusieurs mois par la perspective du changement de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, ont annoncé jeudi la Chine et la Russie.

La Chine, qui détient les plus importantes réserves de change du monde, apportera la part la plus importante de cette enveloppe. Mais celle-ci est bien inférieure au montant de 240 milliards de dollars évoqué initialement, et certains responsables expliquent que le fonds pourrait ne pas être opérationnel avant un certain temps.

« Le montant du dispositif de réserve sera de 100 milliards de dollars et la Chine assumera la part du lion », a dit le vice-ministre chinois des Finances, Zhu Guangyao, lors d'un point de presse avant l'ouverture du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg.

Zhu Guangyao et le ministre délégué russe aux Finances, Sergueï Storchak, ont expliqué que les modalités de fonctionnement du fonds n'étaient pas encore arrêtées, laissant entendre que beaucoup de questions restaient en suspens.

Les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont lancé parallèlement un projet de banque de développement commune, censée être dotée de 50 milliards de dollars, mais il est lui aussi loin d'avoir abouti, ralenti par des désaccords entre ses promoteurs.

Un vendeur en Inde
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Un vendeur en Inde, un pays particulièrement touché par les variations sur le marché des changes.

Photo : AFP / PRAKASH SINGH

Un soutien timide à l'Inde

« Politiquement, les pays sont prêts, mais techniquement, ils ne le sont pas », a reconnu Sergueï Storchak. « Le total (de 100 milliards de dollars) est connu, mais je ne sais même pas comment y arriver. »

Lancé l'an dernier, le projet de fonds des pays du BRICS pour les changes visait initialement à mettre des capitaux à la disposition des pays du groupe confrontés à des difficultés de balance des paiements et à créer une institution apte à répondre à des chocs externes.

Depuis, l'Inde et le Brésil ont souffert ces derniers mois de sorties de capitaux massives et d'une forte dépréciation de leur monnaie, conséquence de l'anticipation par les marchés d'une diminution prochaine des achats de dette de la Réserve fédérale américaine.

« Nous considérons les difficultés temporaires de certains pays du BRICS avant tout comme des difficultés en termes de balance des paiements internationaux », a dit Zhu Guangyao.

« Les options politiques pour répondre à de telles [...] difficultés incluent l'augmentation des taux d'intérêt ou la dévaluation des devises. »

Ces propos suggèrent que la volonté affichée de l'Inde de coordonner une intervention conjointe des pays du BRICS sur le marché des changes a pour l'instant trouvé peu d'écho chez ses grands partenaires du groupe.

New Delhi assure compter sur un soutien fort du G20. Mais le communiqué final du sommet ne devrait faire que reprendre la formulation prévue en juillet au sujet des risques liés à l'évolution des politiques monétaires.

Reuters

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