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Égypte : le ministre de l'Intérieur échappe à un attentat

Une voiture détruite par la bombe qui a explosé au passage du ministre égyptien de l'Intérieur, Mohammed Ibrahim.

Une voiture détruite par la bombe qui a explosé au passage du ministre égyptien de l'Intérieur, Mohammed Ibrahim.

Photo : AFP / GIANLUIGI GUERCIA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre égyptien de l'Intérieur, Mohamed Ibrahim, a survécu jeudi à une tentative d'assassinat lors de l'explosion d'une voiture piégée au passage de son convoi à Nasr City, dans le nord-est du Caire.

Mohamed Ibrahim a supervisé cet été la répression visant les partisans du président déchu Mohamed Morsi, déposé par l'armée le 3 juillet. Les Frères musulmans, la confrérie dont est issu Mohamed Morsi, ont « condamné énergiquement » l'attentat.

Devant des journalistes, Mohamed Ibrahim a estimé que cette tentative d'assassinat marquait « non pas la fin, mais le début » d'une vague de terrorisme.

Il a précisé avoir été informé cette semaine de complots visant sa personne, impliquant selon lui des « éléments étrangers ».

Le général Abdel Fattah Al-Sissi, chef d'état-major des Forces armées et nouvel homme fort en Égypte, lui a fourni une voiture blindée identique à celles qu'il utilise.

Un immeuble a été lourdement endommagé par la bombe destinée au ministre égyptien de l'Intérieur, Mohammed Ibrahim.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un immeuble a été lourdement endommagé par la bombe destinée au ministre égyptien de l'Intérieur, Mohammed Ibrahim.

Photo : AFP / GIANLUIGI GUERCIA

Selon le chef des services de sécurité du Caire, Ossama Al-Saghir, l'embuscade a été tendue quelques secondes après le départ du ministre de son domicile pour se rendre à son bureau.

Une voiture roulant en tête du convoi a explosé et la voiture blindée du ministre a essuyé des tirs nourris, a dit Ossama Al-Saghir au journal Al-Ahram. Le conducteur de la
voiture a été tué et les enquêteurs ont retrouvé des restes d'un autre corps.

De sources proches des services de sécurité, on parle en revanche de trois bombes posées sur une moto, qui ont explosé au passage du convoi ministériel. La télévision nationale a dit quant à elle qu'une bombe avait été lancée du haut d'un toit.

Énorme explosion

Du sang et des lambeaux de chair étaient visibles sur la chaussée. « J'étais devant un kiosque quand des policiers sont venus me dire de circuler parce que le convoi du ministre arrivait. J'ai bougé de quelques mètres et j'ai entendu une énorme explosion », a déclaré un habitant, Mohamed Raafat. « Je me suis retourné et j'ai vu des restes humains. On m'a dit qu'une voiture en stationnement avait explosé près du convoi. »

La répression menée depuis la mise à l'écart de Mohamed Morsi a coûté la vie à des centaines de partisans des Frères musulmans, accusés par les autorités de se livrer à des actes de terrorisme. De nombreux dirigeants de la confrérie ont été arrêtés. Une centaine de membres de forces de sécurité ont également été tués dans des violences.

Les Frères musulmans prônent la résistance pacifique contre le renversement de Mohamed Morsi par l'armée à l'issue de grandes manifestations contre le premier président élu de l'histoire de l'Égypte.

« L'attentat à la bombe qui a visé le ministre de l'Intérieur aujourd'hui est regrettable et la confrérie le condamne énergiquement », dit un haut responsable des Frères, Amr Darrag, dans un communiqué diffusé au nom de « l'Alliance anti-coup d'État ».

L'Égypte a affronté une vague d'attentats islamistes dans les années 1990 qui ont déstabilisé le pays et nui au tourisme. Nasr City a été le théâtre de l'assassinat d'Anouar El-Sadate par des islamistes en 1981.

Reuters

L'Égypte, entre révolution populaire et pouvoir militaire

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