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Cimenterie de Port-Daniel-Gascons : un important émetteur de gaz à effet de serre

Des Fransaskois ont accepté de partager leurs réflexions à l'occasion de la fête des Mères.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La décision de Québec d'autoriser le projet de cimenterie de Port-Daniel-Gascons sans imposer la tenue d'un Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) fait réagir les environnementalistes de la Baie-des-Chaleurs. Ces derniers rappellent que le projet évalué à plus d'un milliard de dollars générera une importante quantité de gaz à effet de serre (GES).

Le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, a donné le feu vert pour la concrétisation du projet la semaine dernière lors du caucus du Parti québécois à Carleton-sur-Mer. La première ministre Pauline Marois a renchéri : « Nous avons examiné le projet sous tous les angles environnementaux et pour l'instant, il n'y a pas de barrière. »

Le projet initial déposé en 1995 échappe aux procédures puisqu'il avait, à l'époque, reçu les autorisations nécessaires du ministère de l'Environnement. Ainsi, plus rien n'empêche les promoteurs d'aller de l'avant avec le projet. 

Michel Goudreau, vice-président du groupe Environnement Vert Plus, estime que la cimenterie émettra au-delà de 2 millions de tonnes de CO2 par année. « Ce qui représente, indique M. Goudreau, au-delà de 10 % des émissions de toutes les industries de ce genre au Québec. »

Le président d'Environnement Vert Plus, Bilbo Cyr, rappelle que la future cimenterie envisage d'utiliser du coke de pétrole, un résidu issu du raffinage très polluant.  Le projet, selon M. Cyr, émettra plus de GES que tous les véhicules de la Gaspésie mis ensemble, ce qui inclut les motoneiges, les tondeuses. « L'usine va brûler des quantités incroyables de combustible et de toutes sortes d'autres affaires. Il n'y aura jamais eu de participation du public », constate M. Cyr.

Québec assure que toutes les étapes du développement seront étroitement surveillées. « On aura des questions qui vont continuer à être posées, on va continuer à attendre des réponses », indique le ministre Blanchet.

André Bélisle de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique estime que Québec renie ainsi sa politique de réduction des gaz à effet de serre d'ici 2020. « Tout ça apparaît anachronique au moment où on se parle, d'accepter une autorisation de 1995 en 2013 sans aller au BAPE, quant à moi ce c'est pas la bonne façon de faire », commente M. Bélisle.

Ciment McInnis martèle depuis des mois que l'usine sera à la fine pointe de la technologie et qu'elle rendra publique l'étude d'impact dès que Québec lui aura donné le feu vert. Personne au sein de Ciment McInnis n'a pu indiquer quand ces informations seront dévoilées.

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