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Des preuves de l'utilisation de gaz sarin en Syrie, dit Kerry

John Kerry, secrétaire d'État américain

Photo : La Presse canadienne / APTN

Radio-Canada

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a déclaré dimanche que l'analyse d'échantillons prélevés en Syrie sur le site des présumées attaques chimiques du 21 août révèle la présence de gaz sarin.

« Des échantillons de cheveux et de sang se sont révélés porteurs de traces de gaz sarin », a affirmé sur NBC News le secrétaire d'État, évoquant « un développement très important dont nous avons pris connaissance dans les dernières 24 heures, grâce à des échantillons des premiers secours dans l'est de Damas fournis aux États-Unis et qui ont désormais été testés ».

Ces éléments sont « indépendants » de ceux collectés par les enquêteurs de l'ONU, qui ont quitté la Syrie samedi, a-t-il précisé sur la chaîne CNN.

L'ONU a souligné que l'analyse des informations sur l'utilisation d'armes chimiques pourrait prendre jusqu'à trois semaines.

Dimanche, John Kerry s'est également dit persuadé que le Congrès américain, dont l'aval pour une intervention militaire limitée en Syrie va être sollicité par Barack Obama, « fera ce qui est juste ».

Le secrétaire d'État a lancé dimanche la campagne visant à convaincre un Congrès sceptique d'approuver l'usage de la force contre le gouvernement syrien.

Enchaînant les interventions sur cinq plateaux de télévision, John Kerry estimait qu'il était inconcevable que les parlementaires américains ne se montrent pas à la hauteur.

Réagissant sur CNN et utilisant presque les mêmes termes, Mike Rogers, un républicain qui préside la Commission du renseignement de la Chambre des représentants, pense « que le Congrès finira par se montrer à la hauteur ».

Pour lui, « c'est une question de sécurité nationale, ce n'est pas Barack Obama contre le Congrès ».

Ses collègues demandent toutefois à être persuadés que des frappes permettront d’empêcher de futures utilisations d'armes chimiques, tout en évitant de s’enliser dans le conflit.

Les républicains, qui constituent la majorité à la Chambre des représentants, sont partagés entre les interventionnistes, partisans d'une forte implication militaire américaine, et les conservateurs, réticents à une intervention où ils ne voient pas d'intérêt national.

Peter King, un républicain en faveur d'une intervention, croit que le vote serait probablement négatif s’il devait se dérouler dimanche. Pour le sénateur républicain Rand Paul, les chances de succès de la résolution à la Chambre sont de « 50/50 ».

Si les démocrates ont la majorité au Sénat, peu d’entre eux ont clairement signifié leur position.

Washington tient le régime du président syrien Bachar Al-Assad responsable de l'attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas qui aurait fait plus de 1400 morts.

En avril, les services américains du renseignement ont conclu avec « divers degrés de certitude » que le gouvernement syrien avait utilisé à petite échelle des armes chimiques, en particulier le sarin, un gaz innervant que le régime de Damas posséderait, dit-on, en grande quantité.

Le FBI renforce sa surveillance

Selon le New York Times, le FBI a par ailleurs renforcé sa surveillance des Syriens vivant aux États-Unis pour prévenir toute action de représailles en cas de frappes américaines contre la Syrie. Les agents vont interroger des centaines de Syriens dans les prochains jours.

Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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