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Les PPP sont efficaces, soutient le Conference Board du Canada

Photo : La Presse canadienne / Canadian Press

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un rapport publié cette semaine par le Conference Board du Canada affirme que les partenariats public-privé (PPP) sont une méthode efficace de financement de projets.

La question est d'intérêt en Saskatchewan puisque le 25 septembre prochain, les Réginois devront se prononcer, par voie de référendum, sur le mode de financement d'une nouvelle usine de traitement des eaux usées. La Ville propose un financement par PPP, ce que dénonce, entre autres, le groupe citoyen Regina Water Watch.

Collecte des données pendant trois ans

Pour préparer le rapport Le Canada à l'avant-garde : pour des partenariats public-privé producteurs de valeur au pays et à l'étranger publié par le Conference Board, les chercheurs ont effectué une étude de la littérature, sur une période de trois ans, et conduit des entrevues auprès d'une trentaine de praticiens et d'observateurs des PPP d'un peu partout au pays.

Ils ont découvert que 83 % des projets financés en PPP ont été terminés à temps ou à l'avance.

Le rapport, payé en partie par P3 Canada, un groupe qui fait la promotion du financement privé pour des projets gouvernementaux, fait ressortir les avantages de ce mode de financement.

Il indique notamment que « les PPP favorisent les économies de temps, l'optimisation des dépenses, les garanties à long terme sur l'entretien et les économies de coûts ».

L'un des auteurs du document, Vijay Gill, indique toutefois que le modèle PPP « n'a pas pour objectif de remplacer la méthode traditionnelle » de financement.

Désavantages des PPP

Les auteurs du rapport soulignent qu'il y a aussi des inconvénients aux projets en PPP, comme les taux de financement privés plus élevés.

S'ajoutent à la liste des désavantages, la prime de risque, les coûts de transaction, les retards de préparation et un certain risque politique.

Il y a aussi des incertitudes quant à la capacité des PPP de bien fonctionner à l'avenir.

Nous n'avons pas d'exemple [d'un projet complet] qui est en place depuis 30 ans.

Vijay Gill, auteur du rapport

Les chercheurs soutiennent que les municipalités canadiennes se laissent de plus en plus tenter par les PPP pour construire et entretenir des routes, des établissements, des usines de traitement des eaux usées et autres infrastructures publiques. Quinze projets municipaux auraient été lancés en PPP depuis 2009, dont quatre à Winnipeg et trois à Toronto.

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