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Signes religieux : Couillard réaffirme la position traditionnelle du PLQ

Le chef du PLQ Philippe Couillard

Le chef du PLQ Philippe Couillard

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La position du Parti libéral du Québec (PLQ) va demeurer inchangée sur la question controversée du port de signes religieux.

Ainsi, la seule interdiction prônée par un éventuel gouvernement libéral serait d'avoir le visage caché. Pour le reste, le PLQ de Philippe Couillard croit, comme le gouvernement précédent de Jean Charest, qu'il n'est pas souhaitable d'interdire à quiconque de porter des signes religieux, qu'il s'agisse d'employés de l'État, voire de figures d'autorité comme les juges ou les policiers.

La précision a été faite par le chef du parti, M. Couillard, jeudi, en point de presse, à l'entrée du caucus des députés libéraux réunis pour deux jours à Rivière-du-Loup pour préparer la prochaine session parlementaire.

« Sur le port de signes religieux, notre position, qui ne change pas, est celle contenue dans le projet de loi 94 », a-t-il dit.

Officiellement, la position du PLQ n'est pas encore arrêtée sur la future charte des valeurs québécoises, le port de signes religieux par les employés de l'État ou encore la gestion des demandes d'accommodement religieux. Un comité du parti doit remettre un rapport sur la question prochainement.

Mais M. Couillard a tenu à remettre les pendules à l'heure, au lendemain de déclarations du député Pierre Paradis, qui semblaient indiquer une ouverture du parti à envisager l'interdiction de porter des signes religieux.

L'ancien gouvernement libéral avait déposé le projet de loi 94, jamais adopté, qui prévoyait que les services de l'État devaient être donnés et reçus à visage découvert.

Pour les libéraux, donc, seul « le voile facial » doit être exclu des services publics, « pour des raisons d'identification, de communication et de sécurité », a dit M. Couillard.

« Sur cette question fondamentale, notre position ne changera pas », a-t-il tranché, s'éloignant du rapport de la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements religieux, qui recommandait d'interdire les signes religieux aux représentants de l'État exerçant une fonction d'autorité.

Mais il ne faut pas confondre la neutralité religieuse de l'État et celle des individus, a tenu à rappeler M. Couillard.

Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois ne pourra donc d'aucune façon compter sur l'opposition libérale pour faire adopter son projet de charte des valeurs québécoises.

M. Couillard a dit qu'il valait mieux s'occuper « des vraies affaires » comme l'économie et l'emploi.

« Quel problème est-on en train d'essayer de régler? », s'est interrogé le chef libéral.

Il dit déplorer que le débat sur les valeurs se résume à l'heure actuelle « à un débat sur l'accoutrement et le guide vestimentaire des gens ».

Selon lui, le gouvernement Marois aborde la question de l'affirmation identitaire, autour des signes religieux, pour « faire diversion » et ne pas s'attaquer aux problèmes économiques.

La charte des valeurs, un débat de société

Legault prend ses distances de Couillard

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) s'est pour sa part montré critique envers la position de Philippe Couillard. En appuyant le projet de loi 94, « M. Couillard ne veut pas défendre les Québécois, car il veut maintenir les appuis d'une certaine clientèle ou de certains députés dans son caucus », a réagi François Legault en point de presse jeudi à Montréal.

« Je trouve ça triste qu'il ait si rapidement rabroué Pierre Paradis, qui est plus branché sur les intérêts des Québécois », a-t-il ajouté.

M. Legault a fait savoir que comme le PQ, il s'opposait aux accommodements religieux mais qu'il souhaitait que l'interdiction des signes religieux soit « limitée aux personnes en position d'autorité, les policiers, les gardiens de prison, les juges et les enseignants du primaire ». En étendant cette interdiction à tous les employés de l'État, Pauline Marois fait preuve de « radicalisme », soutient le chef de la CAQ.

M. Legault a tout de même laissé un porte ouverte à la première ministre. « Si Mme Marois rejoint notre position, on peut adopter rapidement une charte de la laïcité », a-t-il lancé.

Mercredi, le ministre péquiste Bernard Drainville s'était réjoui de « l'ouverture » de la CAQ sur le sujet de la charte.

Avec les informations de La Presse canadienne

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