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Rentrée scolaire : le défi de la francisation des nouveaux arrivants

Rentrée scolaire

Radio-Canada

Année après année, la francisation des nouveaux arrivants est l'une des missions de nombreuses écoles montréalaises. À elle seule, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) compte 150 classes d'accueil réparties dans 62 écoles primaires et 12 écoles secondaires.

La CSMB est en fait la commission scolaire où se concentre le plus grand nombre d'élèves provenant d'autres pays. On y parle 150 langues, et 500 nouvelles inscriptions y ont été faites au cours des dernières semaines.

Si les élèves de la CSMB sont, pour la grande majorité, originaires du Québec, il reste que pas moins de 160 pays sont représentés sur ses bancs d'école, au primaire et au secondaire.

Deuxième réseau scolaire francophone en importance au Québec, la CSMB couvre tout l'ouest de l'île de Montréal et une partie de son centre, s'étendant de Sainte-Anne-de Bellevue à Outremont, en passant par Pointe-Claire et l'arrondissement de Saint-Laurent.

À l'École Saint-Louis, à Pointe-Claire, comme dans toutes les cours d'école, c'est la fébrilité et les inquiétudes de la rentrée scolaire. Mais pour les nouveaux arrivants, le retour en classe signifie beaucoup plus.

« Ils ont de grands yeux, ils veulent apprendre tout, ils ne comprennent pas tout ce qu'on leur dit. Mais par contre, quel courage! Chaque fois, ca m'émeut », confie la directrice de l'École Saint-Louis, Louise Soucy.

L'École Saint-Louis compte quatre classes d'accueil, dont celle de Yadvigha Kontantinova, qui enseigne aux élèves de 4e à 6e année.

C'est un défi parce que tu travailles avec plusieurs groupes [de différents âges et de différentes cultures] en même temps.

Yadvigha Kontantinova, enseignante

En plus du français, il faudra aussi couvrir les autres matières pour que ces élèves se retrouvent éventuellement dans une classe régulière - le séjour maximal en classe d'accueil étant de 20 mois au primaire et de 30 mois au secondaire.

C'est sans compter les enfants qui ont à vivre non seulement avec l'immigration et l'intégration, mais aussi avec les conflits.

On a un service de psychologue. On s'occupe des enfants qui arrivent de pays en guerre. On a aussi souvent des enfants qui viennent de pays qui sont en guerre dans la même classe. Ça aussi, c'est intéressant.

Louise Soucy, directrice de l'École Saint-Louis

Outre les nouveaux arrivants originaires d'autres pays, des centaines d'élèves inscrits au réseau scolaire québécois proviennent des autres provinces canadiennes. Ils sont toutefois beaucoup moins nombreux.

Société