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Entreposage de BPC à Pointe-Claire : Reliance et Québec sous pression

Le député péquiste et porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue, Yves-François Blanchet (archives)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Il reste quelques heures à l'entreprise Les équipements de puissance Reliance pour présenter son plan d'action à la suite des révélations sur l'entreposage illégal de matières dangereuses résiduelles contaminées par des biphényles polychlorés (BPC) à ses installations de Pointe-Claire.

Les membres du conseil municipal de Pointe-Claire doivent faire une déclaration à minuit, devant l'entrepôt illégal de BPC, pour demander au gouvernement du Québec d'agir sans tarder dans ce dossier.

En entrevue à l'émission 24/60, le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, a assuré que le gouvernement finalisait les démarches légales à entreprendre à partir de maintenant. Il a promis « de bonnes nouvelles dans les prochains jours », insistant sur le fait qu'il « n'y aura plus d'échappatoire possible pour l'entreprise ».

« Ils sont dans le trouble, il va falloir qu'ils règlent le problème. S'ils ne règlent pas le problème, on va aller régler le problème, nous. Ils vont simplement ramasser la facture », a déclaré M. Blanchet, qui avait indiqué plus tôt qu'un dossier serait soumis au Directeur des poursuites crminelles et pénales.

À Carleton-sur-Mer, en Gaspésie, où il participe au caucus du Parti québécois, le ministre a passé sa journée de mercredi à défendre sa gestion du dossier. « Dès qu'on a été informés de ça, on a commencé à intervenir auprès de l'entreprise », a-t-il soutenu en entrevue à l'émission C'est pas trop tôt.

Les faits sont survenus le 26 mars dernier, quand plus de 1000 litres d'huile et d'eau huileuse présentant une importante concentration de BPC se sont déversés sur un terrain de Pointe-Claire.

Le ministre s'est défendu d'avoir omis d'alerter la population. « On est allés à la [Direction de la] santé publique, qui a confirmé notre position qu'il n'y avait pas de danger imminent et qu'il n'y avait pas lieu de rendre ça public à ce moment-là », a-t-il souligné.

M. Blanchet a rappelé qu'un avis avait été envoyé le 12 août dernier à l'entreprise contrevenante prévoyant qu'elle sécurise les lieux et élimine les matières contaminées.

Une entreprise bum

Le ministre a qualifié Reliance d'« entreprise bum » dont le comportement « appelle à la plus sévère des interventions ».

« L'entreprise a déjà été sanctionnée, elle n'en était pas à un premier écart de conduite. Au meilleur de notre connaissance, les BPC qui avaient déjà été entreposés avaient été retirés conformément aux exigences du ministère de l'Environnement, et ultérieurement, l'entreprise a recommencé à entreposer des BPC sur le site de façon clandestine », a-t-il dit.

En août 1988, l'explosion d'un entrepôt de BPC à Saint-Basile-le-Grand avait mis en lumière les dangers d'entreposer ce produit toxique cancérigène, dont l'utilisation commerciale est interdite.

Environnement