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L’école pour les sans-papiers, un casse-tête pour Québec

Retour en classe pour les élèves de la Commission scolaire de Montréal (CSDM)

Retour en classe pour les élèves de la Commission scolaire de Montréal (CSDM)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des familles immigrées sans statut migratoire officiel doivent payer des milliers de dollars pour envoyer leurs enfants à l'école au Québec. La situation demeure difficile pour ces parents, malgré les mesures prises par le gouvernement.

Le ministère de l'Éducation a assoupli ses règles cette année pour permettre à certaines familles n'ayant pas de permis de résidence au Québec d'inscrire gratuitement leurs enfants à l'école.

Mais les demandeurs d'asile refusés qui n'ont pas de droit de séjour et les travailleurs temporaires dont le permis de travail a expiré depuis plus d'un an doivent assumer les droits de scolarité pour leurs enfants.

Cette situation est dénoncée par le collectif Éducation sans frontière, qui réclame une éducation gratuite pour tous les enfants qui sont sans papiers en sol québécois.

Le collectif fait une comparaison avec les États-Unis « où tous les enfants, y compris les enfants sans-papiers, peuvent accéder aux écoles en vertu d’une décision de la Cour suprême ».

Marie Malavoy, ministre de l'ÉducationAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marie Malavoy, ministre de l'Éducation

Toronto et Vancouver, où se concentrent les immigrants, permettent aux enfants sans papiers d’aller à l'école, souligne Éducation sans frontière, qui juge l’exception québécoise « honteuse ».

La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, se veut rassurante. Elle se dit prête à revoir la liste des personnes non résidentes exemptées du paiement des droits de scolarité.

S'ils entrent à l'école, ils vont aller jusqu'au bout. On ne les poursuivra pas pour des questions d'argent, sûrement pas.

Marie Malavoy, ministre de l'Éducation

Ils sont estimés à quelques centaines, mais on ne dispose pas de données exactes pour déterminer le nombre d'enfants concernés, puisque leurs familles vivent généralement dans la clandestinité.

Avec les informations de Jean-Pierre Bastien


Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Des élèves de l'ombre, un reportage de Sylvain Bascaron et Christine Campestre, diffusé le 13 mai 2013

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