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Armes chimiques en Syrie : l'armée américaine est « prête »

Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, en conférence de presse à Kuala Lumpur

Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, en conférence de presse à Kuala Lumpur

Photo : AFP / KAMARUL AKHIR

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'armée américaine est prête à passer à l'action en Syrie si le président l'ordonne, a annoncé le secrétaire à la Défense. Les propos de Chuck Hagel font écho à ceux qui émanent de la Maison-Blanche, selon lesquels Washington étudie toujours ses options.

« Le président Obama a demandé au département de la Défense de préparer des options pour toutes les circonstances. [...] Nous l'avons fait et nous sommes prêts à mettre en oeuvre toutes ces options, s'il décide de recourir à l'une d'elles. »

— Une citation de  Chuck Hagel, secrétaire américain à la Défense, au cours d'une visite en Malaisie

Pendant ce temps, à Washington, le président a réuni, samedi, ses conseillers de la sécurité à la Maison-Blanche. Barack Obama a passé en revue une série de scénarios de riposte à une utilisation d'armes chimiques en Syrie. Il s'agit essentiellement d'options militaires contre Damas.

La Maison-Blanche n'a pas précisé quelles possibilités avaient été envisagées et quand le président prendrait sa décision.

Elle a ajouté que les services de renseignement américains continuaient de rassembler des éléments pour faire la lumière sur une utilisation présumée d'armes chimiques, mercredi, dans la périphérie de Damas. Les bilans fournis par l'opposition syrienne font état de 1000 morts. De son côté, l'ONG Médecins sans frontières parle plutôt de 355 victimes.

Kerry appelle à Damas

Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, s'est entretenu par téléphone, jeudi, avec son homologue syrien, Walid al Moualem, au sujet de cette attaque chimique alléguée.

Selon un responsable du département d'État, l'appel exceptionnel de John Kerry visait à signifier que si le régime syrien « n'avait rien à cacher, [il] aurait dû autoriser un accès immédiat et sans entraves au site » de l'attaque.

John Kerry aurait aussi profité de l'occasion pour rappeler au régime syrien que les commandants de l'Armée syrienne libre laisseraient les inspecteurs de l'ONU travailler en toute sécurité dans la zone touchée.

Le secrétaire d'État américain a fait plusieurs appels diplomatiques, samedi, à ses homologues saoudien, jordanien et turc. Le gouvernement américain voulait ainsi rappeler l'importance d'établir la vérité, tout en insistant sur la gravité de toute utilisation d'armes chimiques.

La Maison-Blanche
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La Maison-Blanche

Photo : AP/Ron Edmonds

Ballet diplomatique

Par ailleurs, le président Obama s'est entretenu avec le premier ministre britannique, David Cameron.

Les deux dirigeants ont exprimé leur préoccupation face aux « signes de plus en plus importants » de l'utilisation d'armes chimiques par l'armée syrienne, a rapporté un porte-parole du chef du gouvernement du Royaume-Uni.

La Maison-Blanche a précisé que MM. Obama et Cameron ont convenu de se consulter concernant les « possibilités de riposte de la communauté internationale ».

Du côté d'Ottawa, le premier ministre Stephen Harper a discuté avec ses homologues français et britannique. Les trois dirigeants ont partagé leurs inquiétudes quant aux allégations d'utilisation d'armes chimiques contre des civils.

Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient

Éviter de « s'embourber »

Plus tôt, des sources proches des services de sécurité américains et européens ont déclaré que les services de renseignement des États-Unis et de pays alliés étaient parvenus à l'évaluation initiale que les forces syriennes avaient bien eu recours à des armes chimiques, avec l'aval du gouvernement.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré que « l'information que nous avons montre que ce massacre chimique est d'une telle gravité que, bien évidemment, celui-ci ne pourra pas rester sans réaction forte ». Selon lui, « toutes les informations » convergent pour dire que le régime syrien était responsable.

Barack Obama avait auparavant fait part de sa « grave préoccupation » tout en prenant soin d'ajouter qu'il n'était pas question pour les États-Unis de « s'embourber » dans une nouvelle et coûteuse guerre. Interrogé par CNN sur ses propos tenus, il y a un an, sur la « ligne rouge » que constituerait, à ses yeux, un recours aux armes chimiques, le président a répondu évasivement.

« Si les États-Unis interviennent militairement dans un pays tiers sans mandat de l'ONU et sans que des preuves évidentes ne puissent être présentées, alors se poseront des questions au regard du droit international. »

— Une citation de  Barack Obama, président des États-Unis

Parallèlement, les États-Unis ont décidé de renforcer leur présence navale en Méditerranée. Chuck Hagel a laissé entendre de façon très nette que les États-Unis positionnaient leurs forces navales en vue d'une décision éventuelle du président Obama sur une intervention militaire en Syrie.

Mise en garde de l'Iran

Pour sa part, l'Iran a mis en garde le gouvernement américain contre toute intervention militaire.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a expliqué à l'agence Isna qu'une intervention américaine ne ferait que jeter de l'huile sur le feu et créer un « tumulte dangereux ».

La République islamique a aussi accusé les rebelles syriens d'avoir fait usage d'armes chimiques lors de combats, mercredi, dans la région de Damas.

Une émissaire de l'ONU à Damas

Entre-temps, la haute représentante de l'ONU pour le désarmement, Angela Kane, est arrivée samedi à Damas pour négocier les modalités d'une enquête sur les accusations d'utilisation d'armes chimiques.

La pression internationale s'est accentuée sur le gouvernement syrien pour qu'il autorise les experts de l'ONU présents à Damas à inspecter les faubourgs est de la capitale touchés, selon les insurgés, par une attaque au gaz neurotoxique.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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