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Le rêve de Martin Luther King tarde à se réaliser, croit son fils

Radio-Canada

La célèbre phrase « I have a dream », prononcée par Martin Luther King il y a presque 50 ans, résonne toujours et constitue un moment charnière de la lutte pour l'égalité raciale aux États-Unis. Mais son rêve ne s'est toujours pas réalisé, explique son fils, en entrevue à l'émission 24 heures en 60 minutes.

« Je ne dirais pas que son rêve s'est réalisé, mais certains progrès ont certainement été accomplis, explique Martin Luther King, qui porte le même nom que son père. Notre pays a élu un président afro-américain », remarque-t-il.

Les Afro-Américains ont accédé à des postes importants au niveau politique, ils sont aussi présents désormais dans les conseils d'administration, une chose qui était impensable, il y a 50 ans, estime M. King. « Il y a une classe moyenne qui prend forme », rajoute-t-il.

Mais les barrières demeurent, dit le fils du leader des droits civiques. « Malheureusement, il y a un grand nombre de personnes désœuvrées, qui sont même souvent sans-abri, si bien que le rêve de mon père, rêve de liberté, de justice et d'égalité pour toute l'humanité, ne s'est pas encore réalisé », explique M. King.

Des dizaines de milliers de personnes doivent participer samedi à un grand rassemblement à Washington pour souligner le 50e anniversaire de la « Marche sur Washington », au cours de laquelle Martin Luther King avait prononcé son discours marquant pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis.

M. King, qui est un partisan de longue date du président Barack Obama, estime que ce dernier aurait pu résoudre plusieurs de ces problèmes, mais que son action a été bloquée par les républicains. « Je pense que le président Obama a été freiné par un Congrès qui refuse d'appuyer plusieurs des politiques qu'il propose et qu'il défend. Il a dû se battre bec et ongles pour faire avancer le moindre dossier », dit-il.

Une des solutions pour faire diminuer les inégalités aux États-Unis serait de réinvestir dans le système public d'éducation, estime M. King. « Nous avons longtemps été fiers d'avoir un des meilleurs systèmes d'enseignement au monde. Ce n'est plus le cas. Il faudra trouver un moyen de reconsolider notre système scolaire public », pense-t-il.

« Il faut aussi développer l'esprit d'entreprise au sein des minorités visibles, ce qui permettrait de faire baisser le chômage », croit-il.

M. King estime que ce n'est pas particulièrement difficile d'être le fils d'un des plus importants leaders du mouvement des droits civiques. Ni de porter le même nom que lui. « Franchement, ce n'est pas quelque chose que je trouve particulièrement ardu. Sûrement parce que c'est le seul nom que je n'ai jamais eu », conclut-il.

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