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Accrochage impliquant un journaliste chinois durant un point de presse de Harper

Une altércation s'est produite entre un journaliste chinois et des responsables du bureau du Premier ministre.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

La tournée du Nord canadien du premier ministre Stephen Harper s'est achevée, vendredi, par un accrochage avec un journaliste chinois, qui a été empêché de poser une question sur la réglementation entourant les prises de contrôle par des intérêts étrangers.

Le journaliste Li Xue Jiang, du People's Daily, l'un des journaux les plus importants en Chine, a suivi le premier ministre durant sa tournée d'une semaine en Arctique.

Le bureau du premier ministre limite le nombre de questions permises durant les événements publics, un contrôle régulièrement dénoncé par les médias, et d'autres journalistes qui participent à la tournée ont offert leur place à M. Li afin qu'il puisse interroger M. Harper.

Six noms ont donc été soumis vendredi, mais le bureau de presse du premier ministre a retiré le nom de Li Xue Jiang de la liste, sans consulter les journalistes.

Alors que les collaborateurs du premier ministre ne l'avaient pas reconnu, le journaliste chinois a tenté de prendre le microphone, déclenchant une bousculade, pendant laquelle il a repoussé la secrétaire de presse du premier ministre. Des agents de la GRC l'ont finalement escorté jusqu'à l'arrière de la salle. M. Li n'a été ni détenu ni accusé.

Le journaliste s'intéressait aux nouvelles règles en matière d'investissements pour les sociétés étrangères établies par le gouvernement Harper dans la foulée de l'approbation, l'hiver dernier, de l'acquisition de la compagnie pétrolière albertaine Nexen par la société d'État chinoise CNOOC.

« C'est injuste, a déclaré le journaliste chinois. J'aurais aimé que le premier ministre clarifie les politiques et les règlements du gouvernement sur les investissements des compagnies étrangères parce qu'ils ne sont pas clairs depuis la prise de contrôle de Nexen, a-t-il expliqué. Les Chinois voudraient savoir. »

Le cabinet réclame des excuses

Dans un message sur Twitter, le directeur des communications du premier ministre, Andrew MacDougall, a dénoncé le geste posé contre sa collègue et réclamé des excuses du journaliste chinois. Il compte soumettre l'affaire à la direction de la Tribune de la presse parlementaire à Ottawa.

« Pourquoi devrais-je m'excuser? C'est eux qui devraient me présenter des excuses pour m'avoir privé de mon droit de poser une question », a rétorqué Li Xue Jiang.

« Ce n'est pas démocratique », a-t-il ajouté.

Le journaliste a cependant indiqué qu'il n'avait pas l'intention de demander à l'ambassade chinoise de porter plainte. Il s'est excusé d'avoir causé un tumulte.

Fin de tournée

L'incident s'est produit à la fin d'un événement à la mine Raglan, au Nunavik, durant lequel le premier ministre Harper a vanté les mérites d'un projet d'énergie renouvelable soutenu par le gouvernement fédéral.

L'opposition néo-démocrate a affirmé que la tournée arctique de M. Harper n'était rien de plus qu'une séance photo payée par les contribuables. M. Harper, lui, a estimé avoir eu « une discussion très positive et tournée vers l'avenir » avec les leaders inuits rencontrés.

« Nous reconnaissons tous qu'il y a des défis importants, des défis sociaux qui existent dans les régions arctiques du Canada, a déclaré le premier ministre. En même temps, les Inuits sont des gens très fiers qui possèdent un long passé d'aventure et d'autodéveloppement. Les leaders se concentrent sur les belles opportunités qui les attendent ». 

Avec les informations de Daniel Thibeault

Avec les informations de La Presse canadienne

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