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Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, lors de son passage à l'Assemblée nationale le mercredi 21 août 2013

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, lors de son passage à l'Assemblée nationale le mercredi 21 août 2013

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De passage à Québec pour un premier tête-à-tête avec la première ministre du Québec Pauline Marois, le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, a déclaré qu'il avait du mal à comprendre les raisons pour lesquelles le Parti québécois voulait restreindre les libertés individuelles au nom de la laïcité de l'État.

Selon lui, si l'État doit être neutre vis-à-vis des religions, il n'a pas à édicter ses lignes de conduite aux individus en ce qui concerne l'expression de leur foi.

M. Trudeau estime que la démarche du gouvernement traduit un réflexe « défensif » en rupture avec le Québec moderne.

« Je trouve que ce n'est pas à notre image et ce n'est pas à notre honneur d'avoir un gouvernement qui nous représente mal dans notre générosité et dans notre ouverture en tant que peuple », a-t-il déclaré.

Le chef du PLC a indiqué que Mme Marois lui avait confirmé lors de leur rencontre sa volonté de déposer un projet de loi qui aurait pour but d'interdire les signes religieux visibles dans les institutions publiques québécoises.

La charte des valeurs, un débat de société

Autres réactions négatives

La question de « la charte des valeurs québécoises » s'est transportée jusqu'en Ontario, où le ministre de la Citoyenneté Michael Coteau a déclaré dans un communiqué mercredi que le gouvernement ontarien s'opposera à toute loi qui vise à restreindre ou à interdire la liberté d'expression ou de religions dans l'espace public.

« La liberté de religion et d'expression et la diversité en Ontario sont un modèle pour le monde, écrit le ministre. Nous célébrons et respectons nos différences ».

En entrevue à CBC, le maire de l'arrondissement montréalais de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, Lionel Perez, a lui aussi critiqué la future charte, estimant qu'elle créera des citoyens de seconde classe.

De confession juive, M. Perez ne croit pas que les nouvelles générations de Québécois accepteront cette charte, en raison de la nouvelle réalité démographique du Québec.

Des dirigeants juifs ont rencontré le ministre Bernard Drainville cette semaine. Ils se sont prononcés contre les restrictions sur les signes religieux dans les secteurs public et parapublic dans un communiqué publié mercredi, en fin de journée.

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