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  • Exclusif
  • Afflux de prostituées québécoises en Saskatchewan

    Photo: istock
    Radio-Canada

    De plus en plus de Québécoises viennent se prostituer en Saskatchewan, révèle une enquête de Radio-Canada. La police observe le phénomène, entre autres, à Saskatoon.

    Si des petites annonces publiées sur Internet affichent toutes des photos provocantes de jeunes femmes dans la vingtaine et des promesses de réaliser tous les fantasmes, elles ont aussi toutes la particularité d'avoir des numéros de téléphone qui commencent par l'indicatif régional de Montréal.

    « Nous avons observé une augmentation du nombre de ces femmes qui voyagent du Québec à Saskatoon », constate la porte-parole du service de police municipal, Kelsie Fraser.

    La police de Saskatoon n'est cependant pas en mesure de révéler si ces femmes sont reliées à des groupes criminels ou de fournir leur nombre exact.

    Toutefois, la police les encourage à faire comme les travailleuses locales du sexe et à obtenir un permis en vertu du règlement municipal 9011, explique Mme Fraser. Ce règlement municipal encadre les services pour adultes à Saskatoon depuis un an. Les prostituées et les propriétaires d'agences doivent obtenir un permis pour exercer leurs activités.

    L'objectif, selon la ville, est de lutter contre la prostitution juvénile et la traite d'êtres humains en identifiant les prostituées.

    Cependant, les Québécoises qui se prostituent en Saskatchewan courent des risques parce qu'elles sont isolées, croit l'intervenante Anna Popovic, de la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle.

    « C'est généralement une stratégie utilisée pour isoler les femmes et surtout, il y a une barrière de la langue pour aller chercher de l'aide. Ça va augmenter ce danger-là », dit-elle.

    Mme Popovic estime que le règlement municipal de Saskatoon encourage la traite d'êtres humains parce qu'il rend la prostitution acceptable.

    Selon l'intervenante, il faut aider les prostituées et « faire de l'éducation auprès des hommes, pour leur expliquer les torts que la prostitution peut faire aux femmes ».


    D'après un reportage de Guillaume Dumont

    Saskatchewan

    Société