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La monoculture dans l'Est du Québec menace les abeilles

Champs
Radio-Canada

En Gaspésie, les années exceptionnelles de production de miel, comme celle de 2012, risquent de se faire de plus en plus rares. Les apiculteurs de la région s'inquiètent de la santé de leurs abeilles, notamment en raison de l'expansion des monocultures dans l'Est du Québec.

Depuis une quinzaine d'années, des abeilles des quatre coins du globe meurent massivement. Le phénomène est connu sous le nom de « syndrome d'effondrement des colonies ». L'hiver dernier aux États-Unis, le tiers des ruches a été décimé.

Dans l'Est du Québec, la situation n'est pas encore critique, mais, pour la première fois cette année, le propriétaire de la ferme apicole Récolte Nature, à Baie-des-Sables, observe une mortalité anormale dans ses ruches.

Thierry Trigaux, apiculteur

L'apiculteur, Thierry Trigaux

« J'ai des ruches qui ont une population vraiment plus faible, nettement plus faible que la normale », explique l'apiculteur Thierry Trigaux.

Même s'ils peinent à expliquer le phénomène, les apiculteurs partagent la thèse de nombreux spécialistes qui montrent du doigt l'industrialisation de l'agriculture et l'expansion des monocultures. 

« Dans la monoculture, il n'y a aucune diversité florale. Il y a moins de minéraux, des carences même dans certaines régions, ce qui fait que les ruches n'ont pas de potentiel pour avoir une bonne hivernation », croit le propriétaire de Miel Vallée Fleurie, à Saint-Alexandre-des-Lacs, Nicolas Bélanger.

Avec l'abandon des fermes laitières, les champs de trèfles et de luzerne disparaissent au profit du maïs ou du canola. Ces cultures sont non seulement beaucoup moins riches en nectar, mais elles sont également traitées avec des insecticides de type néonicotinoïde.

Ces produits s'attaquent au système nerveux des abeilles qui deviennent incapables de retrouver leur ruche.

D'après le reportage d'Isabelle Larose

Est du Québec

Environnement