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Il y aura un Canadien en finale

Compte rendu et réactions avec Antoine Deshaies
Radio-Canada

Que ceux qui avaient prédit un tel scénario lèvent la main.

La domination canadienne à la Coupe Rogers s'est poursuivie, vendredi, si bien qu'un représentant de l'unifolié disputera assurément la finale de dimanche.

Milos Raonic et Vasek Pospisil ont tous les deux remporté leur quart de finale et s'affronteront dans le carré d'as, samedi, dans le match de 15 h.

« C'est formidable. Ça veut dire beaucoup pour nous et pour le tennis canadien. C'est un grand moment, mais ça reste simplement un match de tennis », a répondu un Raonic sans grande émotion.

Raonic, 11e tête de série, a défait le Letton Ernests Gulbis 7-6 (7/3), 4-6, 6-4, tandis que Pospisil a profité de l'abandon de Nikolay Davydenko pour atteindre l'avant-dernière étape avant le titre.

Ce sera la première demi-finale toute canadienne dans un tournoi ATP depuis Rio en 1990 (Andrew Sznajder contre Martin Wostenholme) et la première fois depuis 1958 qu'un Canadien sera en finale à la maison.

La rencontre demi-finale entre Milos Raonic et Vasek Pospisil sera présentée à partir de 15 h samedi sur le central, en direct à la télévision et sur le site Internet de Radio-Canada.

Transporté par une foule partisane, Raonic a trimé pendant 2 h 26 min pour venir à bout du tombeur d'Andy Murray.

Gulbis critique

Ernests GulbisErnests Gulbis Photo : AFP / MATTHEW STOCKMAN

L'ambiance festive du tournoi montréalais a irrité au moins un joueur. Gulbis a consacré les trois quarts de son point de presse d'après-match à maugréer contre les partisans sur place. La relation Gulbis-Montréal est devenue tendue dès la première manche, au bris d'égalité, quand le 38e joueur mondial a fracassé sa raquette après un échange perdu.

« Je ne comprends pas pourquoi applaudir une double faute. Il peut y avoir de l'émotion, mais je trouve ça stupide, a-t-il lancé. Je ne dis pas que 1000 personnes sont stupides. Mais c'est pourquoi certains Canadiens excellent ici, et jouent mal ailleurs. Milos est bon partout, mais les autres sont bons ici parce que c'est une ambiance de Coupe Davis. On applaudit après les doubles fautes, avant ton deuxième service pour que tu fasses une double faute. Ce n'est pas très gentil. »

En troisième manche, Gulbis a d'ailleurs donné plus d'une raison aux partisans d'applaudir. Au quatrième jeu, il a en effet perdu son service sur... quatre doubles fautes! En retard 1-3, il semblait à court de ressources, mais dans un revirement spectaculaire, Gulbis a repris son bien en brisant Raonic à zéro.

Le Canadien a conclu sa journée de travail avec un bris de service, son deuxième du match. Il a signé 10 as, un chiffre relativement bas dans son cas. Raonic a assuré que son muscle du cou tendu, dont il s'est plaint jeudi, ne lui a pas nui, même s'il a admis ressentir parfois un certain inconfort.

Au filet

C'est un Raonic frondeur qui a fait sienne la troisième manche du duel. À l'image de ce que son nouvel entraîneur, Ivan Ljubicic, recherche, le Canadien a multiplié les montées au filet après son service.

« J'étais un peu trop passif en deuxième manche pour quelques échanges, a jugé le vainqueur. Donc, j'ai peut-être un peu exagéré en troisième manche, je me suis forcé à monter. Mais c'est ensuite devenu plus naturel et j'y allais sans hésiter. »

Dans le dernier jeu, c'est d'ailleurs avec une montée au filet qu'il a fait 40-40, pour ensuite enregistrer le bris final.

La chance sourit à Pospisil

Vasek PospisilVasek Pospisil Photo : PC / Paul Chiasson

Pospisil aura-t-il l'énergie, se demandait-on? La question était finalement futile. Pospisil menait 3-0 quand Davydenko a hissé le drapeau blanc en raison d'une bronchite.

Après avoir disputé le plus long match du tournoi, jeudi, contre Tomas Berdych, une victoire en 20 minutes sera la bienvenue pour Pospisil. Vainqueur à Vancouver dimanche, il disputait un septième duel en sept jours, le tout entrecoupé d'un vol de nuit Vancouver-Montréal...

« C'est arrivé au bon moment, a dit Pospisil.Même pendant ces trois jeux, je cherchais mon souffle, j'avais les jambes lourdes. Je vais essayer de bien dormir pour demain. »

« Je ne m'entraînerai pas aujourd'hui, je vais manger quelques sushis pour souper, et me coucher tôt », a-t-il ajouté à Radio-Canada Sports.

« Je me sentais malade depuis lundi, et ça a empiré, a expliqué Davydenko. J'ai commencé à me sentir moins bien hier. Je voulais voir comment se déroulerait le match, mais le deuxième jeu a été difficile, j'ai perdu mon service. Ce sont de longs échanges et je ne peux pas tenir le coup. »

Davydenko au neutre

Davydenko était visiblement affaibli. Il n'a remporté qu'un point dans les deux jeux de Pospisil au service. Et quand le Russe de 32 ans a servi, il a offert trois balles de bris à son jeune rival. La troisième a été la bonne pour Pospisil.

Malgré la brièveté de la rencontre, le Britanno-Colombien a eu le temps de faire l'étalage de son talent, notamment avec un lobe millimétré par-dessus la tête du vétéran qui tentait d'attaquer au filet.

Le parcours de Cendrillon de Pospisil va donc se poursuivre jusqu'aux demi-finales. Le joueur engrange pour l'instant 360 points. Il n'en avait que 45 à défendre suite à sa présence au deuxième tour l'an passé. Il devrait logiquement flirter avec le top 40 et réalisera dès lundi son objectif de la saison, soit atteindre le top 50. Pas mal pour un joueur encore posté au 71e rang...

« Mes objectifs changent encore, a admis Pospisil. Chaque soir, je me couche en me disant que je veux être meilleur. Je vais réévaluer mes objectifs. »

Pospisil pourra d'ailleurs continuer à accumuler des points dès la semaine prochaine. Il a révélé vendredi qu'il a reçu une invitation de dernière heure pour le tournoi de Cincinnati. Ses succès sont maintenant remarqués à l'extérieur du Canada.

L'entraîneur de Vasek Pospisil, Frédéric Fontang, témoigne des progrès du joueur de 23 ans.

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