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L'ombudsman enquêtera après la mort de Sammy Yatim

Enquête de l'ombudsman

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ombudsman de l'Ontario annonce qu'il ouvre une enquête officielle sur les directives du gouvernement aux policiers qui interviennent dans des situations tendues après la mort de Sammy Yatim le 27 juillet dernier.

Le jeune homme de 18 ans a été abattu par un policier dans un tramway de Toronto. L'incident a été filmé par des caméras de surveillance et des téléphones cellulaires, qui montrent que la police a tiré neuf coups de feu sur Sammy Yatim.

André Marin examinera les directives de la province données à la police sur la marche à suivre lorsque des agents doivent calmer un suspect dans une situation tendue. L'enquête sera menée par l'Équipe d'intervention spéciale de l'Ombudsman (EISO) et elle sera achevée dans les six à douze prochains mois. L'ombudsman demande à quiconque de communiquer des renseignements pertinents à son Bureau, en toute confidentialité. 

La ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels de l'Ontario, Madeleine Meilleur, a réagi jeudi dans un communiqué en expliquant : « tous les agents de police de l'Ontario reçoivent une formation sur le recours à la force lorsqu'ils sont recrutés et chaque année, par la suite, dans le cadre de leur formation en cours d'emploi. Par ailleurs, le ministère mène un examen continu sur le recours à la force, qui se penche sur la formation des agents, le matériel qu'ils utilisent et le signalement des incidents de recours à la force. Nous examinerons ces aspects de très près lorsque nous travaillerons avec le bureau de l'ombudsman ».

Dans un communiqué, la famille de Sammy Yatim se dit heureuse de l'ouverture de l'enquête d'André Marin et dit attendre avec impatience ses conclusions et ses recommandations.

L'ombudsman a, par ailleurs, précisé que son enquête n'aura aucune incidence sur celle menée par l'Unité des enquêtes spéciales. 

Les manifestants défilent sur la rue Dundas.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les manifestants défilent sur la rue Dundas.

L'Unité des enquêtes spéciales (UES), qui enquête lorsqu'il y a mort d'homme ou des blessures graves au cours d'une intervention policière, se penche aussi sur l'affaire.

L'UES cherche à déterminer s'il y a matière à déposer des accusations criminelles contre l'un des agents.

La mort de Sammy Yatim a suscité l'indignation de centaines de personnes, qui sont descendues dans la rue pour demander que justice soit faite.

Plus de 30 000 personnes ont aussi signé une pétition en ligne demandant que des accusations criminelles soient déposées contre l'agent qui a tiré les coups de feu.

Attaqué sur Twitter

Lors de sa conférence de presse, André Marin a répondu à des questions concernant des messages publiés sur Twitter par une personne affirmant notamment que l'ombudsman avait « la carte de membre » d'Al-Qaïda.

Avant de commencer à s'adresser aux médias, il a affirmé que la personne à l'origine de ces tweets était un agent de la police de Durham. Sur Twitter, l'ombudsman a décrit l'agent comme quelqu'un utilisant un pseudonyme de « troll », c'est-à-dire ces personnes qui publient délibérément et anonymement des commentaires controversés sur Internet.

André Marin a expliqué qu'il ne croit pas que la personne qui a envoyé ces tweets devrait avoir le droit de le faire sous couvert de l'anonymat. « Ce sont des allégations assez graves et de se cacher derrière un compte anonyme pour propager des tweets haineux, ce n'est pas bien », a-t-il dit.

Le compte a depuis été supprimé.

L'Ombudsman a cependant précisé qu'il ne croit pas que cette affaire ait quoi que ce soit à voir avec son enquête déclenchée par la mort de Sammy Yatim.

Le directeur adjoint de la police de Durham, Paul Martin, a répondu à André Marin sur Twitter qu'il enquête sur ce qu'il appelle « une allégation troublante faite par l'ombudsman ».

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Ontario