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L'avenir des fermes familiales dans les Maritimes inspire de l'inquiétude

Ferme

Les difficultés financières de l'industrie agricole ont été au coeur des discussions des membres de l'Union nationale des fermiers à Cornwall, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Des agriculteurs de l'Île-du-Prince-Édouard, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ont participé, mardi, à la réunion annuelle de la section des Maritimes de l'Union nationale des fermiers.

Cet organisme représente essentiellement de petites fermes ou des fermes familiales. Le président de l'Union au Nouveau-Brunswick, Jean-Eudes Chiasson, affirme que l'industrie favorise les très grands producteurs, et que par conséquent les plus petits survivent difficilement.

« On nous a mis en compétition avec le monde, toujours au dénominateur le plus bas, que ce soit au niveau environnemental, que ce soit au niveau de la main-d'oeuvre, que ce soit à tous les niveaux réellement », affirme Jean-Eudes Chiasson.

Selon M. Chiasson, la situation est devenue intenable. Il dit que la production agricole n'est plus rentable à petite échelle et il appelle à des changements majeurs dans l'industrie. Il croit que cela doit passer par les consommateurs. Ces derniers devront selon lui acheter les produits locaux.

« Ce sont les seuls qui pourront changer. Nous, comme agriculteurs, on doit changer d'abord, mais on doit changer pour être capables de changer les consommateurs. Pour les avertir, on doit devenir plus militants », explique M. Chiasson.

Jean-Eudes Chiasson estime d'ailleurs que certains agriculteurs semblent avoir baissé les bras. Il souhaite que l'Union nationale des fermiers redevienne aussi active qu'elle l'était dans les années 70.

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