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Japon : situation d'urgence à Fukushima

La centrale de Fukushima-Daiichi

La centrale de Fukushima-Daiichi

Photo : AFP / HO

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'eau hautement radioactive qui se déverse dans l'océan à partir de la centrale nucléaire de Fukushima, endommagée par un séisme et un tsunami il y a deux ans, crée une « situation d'urgence » que son opérateur a du mal à contenir, a déclaré lundi un responsable de l'autorité nucléaire japonaise.

Cette eau contaminée, qui a atteint une barrière en sous-sol, est en train de monter vers la surface et dépasse les limites légales de l'écoulement radioactif, a déclaré Shinji Kinjo, responsable d'un groupe de travail à l'Autorité de régulation nucléaire (NRA).

Les contre-mesures prévues par l'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), ne sont qu'une solution temporaire, et Tepco ne réalise pas que l'heure est grave, estime-t-il.

« C'est pourquoi nous ne pouvons tout simplement pas laisser cela à Tepco tout seul », a déclaré Shinji Kinjo. « Actuellement, nous avons une situation d'urgence ».

Tepco a été très critiqué pour son manque de préparation à la catastrophe de 2011 et pour sa réponse inepte à la fusion des réacteurs.

On ne sait pas pour l'instant avec certitude l'ampleur de la menace posée par l'eau contaminée venant du sol. Dans les premières semaines après la catastrophe, le gouvernement japonais avait autorisé Tepco à déverser en urgence des milliers de tonnes d'eau contaminée dans le Pacifique.

Mais le déversement de ces eaux toxiques a été très critiqué dans les pays voisins ainsi que par les pêcheurs japonais. Depuis, la compagnie d'électricité a promis qu'elle ne déverserait pas d'eau irradiée sans le consentement des localités voisines.

« Jusqu'à ce que nous connaissions la densité exacte et le volume de l'eau qui s'échappe, je ne peux pas honnêtement faire des hypothèses sur les conséquences pour la mer », a déclaré Mitsuo Uematsu, d'un centre spécialisé de l'Université de Tokyo.

Aux États-Unis non plus, on ne donne pas l'impression d'être alarmiste, compte tenu de l'effet de dilution à des milliers de kilomètres.

Reuters

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