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Le projet de pipeline transcanadien suscite espoir et craintes au N.-B.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des doutes sont soulevés quant aux retombées économiques que pourrait véritablement avoir le projet de pipeline de TransCanada au Nouveau-Brunswick.

La compagnie évalue le projet à 12 milliards de dollars, mais elle dit ne pas être en mesure d'estimer le nombre d'emplois qui verront le jour.

Pendant ce temps, le gouvernement parle de milliers d'emplois à venir. En conférence de presse jeudi à la raffinerie Irving à Saint-Jean, le premier ministre, David Alward, prédisait un bel avenir pour la province. Selon lui, le projet de pipeline peut carrément transformer l'économie de la province.

« Le Nouveau-Brunswick est en bonne voie pour devenir le prochain centre énergétique de l'Amérique du Nord et Saint-Jean, son point d'ancrage. »

— Une citation de  Le premier ministre du N.-B. David Alward lors d'une conférence de presse jeudi
Projet d'oléoduc de TransCanada
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Une annonce du projet devant la raffinerie Irving, à Saint-Jean, jeudi.

Photo : Marc Poirier/Radio-Canada

La province parle de milliers d'emplois durant la phase de construction, et de plusieurs centaines d'emplois par la suite, lorsque l'oléoduc sera complété, ainsi que d'importantes sources de revenus pour le trésor public.

Le premier ministre a même laissé entendre que le projet d'oléoduc permettrait aux Néo-Brunswickois qui travaillent en Alberta de revenir dans la province.

Le nombre d'emplois créés est cependant loin d'être clair, si l'on se fie aux propos du vice-président de TransCanada.

« Nous ne pouvons pas dire maintenant combien, exactement, d'emplois le projet peut créer »

— Une citation de  Steve Pohlod, vice-président de TransCanada

Le PDG de la raffinerie, Paul Browning, parle d'une occasion de développer une toute nouvelle industrie d'exportation du brut.

Seule certitude pour l'instant, si le projet est approuvé : il y aurait 50 emplois permanents au nouveau terminal maritime près de Saint-Jean, pour accueillir les superpétroliers.

Pour le reste, c'est l'inconnu.

« Toutes les activités à valeur ajoutée, c'est là que ça va faire la différence entre quelques centaines d'emplois et quelques milliers d'emplois », affirme Yves Bourgeois, économiste et directeur de l'Institut d'études urbaines de l'Université du Nouveau-Brunswick.

La vraie manne viendra si Irving procède à une expansion de la raffinerie, ou encore si une industrie pétrochimique se développe en marge. Sinon, le seul grand gagnant, au Nouveau-Brunswick, risque d'être la pétrolière Irving.

Réactions mitigées dans le nord-ouest de la province

Les opinions sur le projet divergent d'une municipalité à l'autre dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, mais certains aspects, dont l'environnement, reviennent sur presque toutes les lèvres.

Cyrille Simard, maire d'Edmundston
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Cyrille Simard, maire d'Edmundston

Photo : Étienne Dumont/Radio-Canada

Pour le maire d'Edmundston, Cyrille Simard, le pipeline ne doit pas passer trop près du réservoir d'eau potable de la municipalité. Il attend donc le tracé avec impatience.

M. Simard croit qu'il s'agit d'une bonne nouvelle, mais il n'y voit pas un moteur économique pour le nord-ouest.

« Durant la phase de construction, ça annonce beaucoup d'emplois [...] mais pour la phase d'opération, règle générale, ce ne sont pas des infrastructures qui créent beaucoup d'emplois. »

— Une citation de  Cyrille Simard, maire d'Edmundston, N.-B.

Pour sa part, le maire de Saint-André, Alain Desjardins, exprime depuis le début ses craintes quant à l'environnement. Il veut aussi que les producteurs agricoles soient traités avec respect. « Si ça passe sous les lignes de transmission d'Énergie Nouveau-Brunswick, je crois que ce serait plus acceptable que de passer directement sur les champs de patates. »

Le tracé préliminaire du projet Énergie Est frôle la limite du village de Sainte-Anne-de-Madawaska, mais ce n'est pas préoccupant pour les résidents de l'endroit, selon le maire, Roger Levesque.

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